La faim des temps…

On avait tout faux paraît-il…

Fallait d’urgence recomposer la chanson des saisons pour qu’au printemps les feuilles mortes, comme des portugaises ensablées, se ramassent à l’appel.

Dans quelle gorge se fomenta le premier cri ? Entre quelles dents persifla le premier taïaut ?

Il y en a eu tellement depuis me diriez vous que plus personne ne s’en souvient… mais  à quoi bon une cause quand les faits sont là, hirsutes et méchants presque autant que la parole fourbe d’un col blanc.

Et puis qu’importe, tant que les morts sont tous du même camp.

La camarde travaille désormais sur gages pour les grands plateaux du vingt heures où elle  assassine sans vergogne les derniers brins de nos consciences…

Quel en sera le prix à payer ?

La mort de l’hirondelle après celle du printemps…

la faim des temps…

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s