Les crans noirs des nuits blanches du savoir…

Cher lecteur clairvoyant, lectrice voyeuse aux yeux clairs, abonné malentendant, désabonnée entendante  et autres visiteurs/teuses  de ce haut lieu de l’amabilité où la parole ne se veut point blessante ni agressive, où le mot ne se prend au sérieux que pour signifier…que dis-je…effleurer avec humilité et de ce ton léger qui nous est familier, l’instant d’un échange, la notion d’un concept qui échappe à la grande majorité imbue de certitudes…déjà les rationnelles sont pompeuses, que dire alors des irrationnelles…des messianiques qui à force d’user de parabole finissent par y chevaucher l’orbite, s’étourdissant au point de croire qu’ils sont les géniteurs  de l’allégorie divine (astaghfiroullah min 3oumyihim), des déités toutes puissantes croyant détenir la vérité …

Les pôvres…

Oui… Il y a un bout de temps que nous n’avons, vous plus que moi, débattu (un bien grand mot pour tailler bavette) du savoir, de la vérité et du clivage de mise entre ces deux notions que beaucoup amalgament d’un pied allègre,  arpentant à contre sens les sentiers de l’intelligence humaine pour entrer avec fracas dans les champs fleuris de la plus triviale des bêtises : celle de l’homme qui sait…mon Dieu mon Dieu, quelle prétention….

Il est sans doute bien téméraire de fixer une limite du savoir, nuisible à l’acquisition d’un nouveau savoir. J’avoue qu’il est délicat de naviguer dans ce concept ou l’amalgame entre savoir et vérité  est de mise pour « prétendre » quelque certitude.

Toujours est-il que l’impression de posséder un grand savoir mène souvent à la « certitude » et que peut- être est-ce cette certitude qui devient le frein dans le processus conceptuel d’acquisition d’un nouveau savoir. Voyez donc qu’extirper cette imbroglio  n’est pas chose facile et que cela nécessite beaucoup de savoir amenant par là même a fausser le résultat par la certitude induite qui nous empêcherai de voir la « différence » entre un savoir et un autre…bref pour ne pas vous laisser tourner en rond et vous éviter de vous mordre la queue nous vous résumerons – avec la magnanimité qui a fait notre renommée – la chose ainsi :

La capacité d’acquérir un nouveau savoir est inversement proportionnelle à la quantité de savoir déjà acquise

 Surtout quand ce savoir monte à la tête et en bétonne les écoutilles de certitudes rationnelles.

Oui, l’idiot n’est pas toujours là où on pense. L’idiot peut encore apprendre. Celui par contre qui à la tête pleine, aussi grosse soit-elle que celle d’un cétacé, sa capacité d’acquisition  ne peut que dire « c’est assez » à moins de pouvoir souffler comme une baleine la pression obstruant ses canaux du savoir…l’humilité étant l’évent dans ce processus…

Bénis soient  ceuxcelles dotées de cette vertu….

Et juste histoire de hausser l’embrouille d’un cran et donner du pain à moudre aux objecteurs de notre très haute conscience je vous poserai les questions suivantes…

Le savoir est-il figé dans le temps ? Expliquons : une chose avérée vraie maintenant le sera-t-elle toujours tout à l’heure ?

Le savoir est-il figé indépendamment du lieu ? Expliquons : une chose avérée vraie ici le sera-t-elle toujours  là-bas ?

Aussi  doit-on considérer que l’individu, en tant qu’entité dotée de conscience atteint la limite de cette conscience quand son niveau de savoir nuit à l’acquisition d’un nouveau savoir ?

Avez-vous bien dormi ?

mzabi…qui ne prétend rien savoir

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3 réflexions sur “Les crans noirs des nuits blanches du savoir…

  1. Il me semble que le savoir figé dans le temps et dans le lieu est notre héritage culturel … et même si on en possède jusqu’à la substantifique moelle, il reste tant à découvrir… quand on sait qu’il suffit d’un angle de qq cm pour changer une perspective, seul l’immobilisme peut donner l’illusion de connaître la vérité. On se barde souvent de savoir par besoin de certitudes … chaque nouveau savoir remet en question le précédent. Enfin n’est ce pas plus une question d’estomac que de conscience ? Le savoir se rumine avant de se digérer et quand la pense est pleine, rien ne peut être ingurgité … et j’ai assez bien dormi, merci 🙂
    Pascale qui sait que tout est égal à rien

    1. « Quelque connaissance que tu puisses acquérir, si tu ne t’en sers pas, autant être ignorant.
      Tu n’es ni un chercheur de vérité, ni un homme instruit, mais simplement un quadrupède qui transport une charge d’ouvrages.
      Une bête sans cervelle ne sait pas et se soucie fort peu de savoir si elle porte un fagot ou des livres. »

      saadi – le jardin des roses

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