s’en foutre oui..mais jusqu’à quel poing

Lecteurszoflaugh, lectriceszoflove…

Sans doute faut-il pour notre salut, pour celui du gazouillis des oiseaux et pour me donner une chance d’être le prochain successeur du Dalaï Lama en appliquant ses préceptes, commencer par dissocier, non pas les hommes et la terre, mais plutôt l’amour/haine d’un côté et l’économie de l’autre tout comme dans le corps le sont les réceptacles de ces deux concept : le cœur pour les premier et la panse pour le dernier…la confusion venant certainement par quelque transvasement intempestif vers les bourses et autres mammaires excroissances suite à la construction en « vases communicants » de la nature humaine…l’hormone est ingrate…

Ayant subit une longue période d’entraînement dans une secrète et lointaine thébaïde  dont je vous terrai le nom, j’arrive tant bien que mal, par d’habiles ( et donc mystérieuses pour vous) contractions,  à réguler ce flux me permettant de prêcher dans un amour tantrique le bon mot en même temps que la bonne parole…orange.fr étant la couleur du tantra…

Modestement donc, car loin encore de posséder la maîtrise totale de cette bonzesse clairvoyance (ce n’est qu’une question de temps) mariant la force du tigre, la rapidité de la mangouste, l’intelligence de l’araignée et bien d’autres totémismes animaliers (l’écureuil pour la postière), je viendrai plus terre à terre…vous susurrant presque…(oui je suis tout amour.fr quand tu me donnes ton msn)  de relire si vous ne l’avez déjà fait, « l’entrave » de Colette…non, pas celle du pot au lait de yack….

J’en avais gardé un assez flou souvenir qui se rapportait à notre sujet du jour …flou qui me poussa artistiquement presque a y rechercher ce fameux passage. J’y passa (la conjugaison est ici faussée pour les besoins du style) une longue partie de la nuit tout en comblant les élans communicationnels primaires de ma compagne (j’avais tout transvasé dans les bourses pour libérer la force de mon esprit), l’index feuilletant le livre pour désentraver les plis rebelles de la mémoire et un doigt de pied cliquant sur wikipédia dans un défi de voir qui y arrivera le plus vite.

Et on y arriva…tous les trois en même temps…ma compagne, Colette et moi !

 Colette écrit : tu prétends m’aimer ; tu m’aimes ; ton amour crée à chaque minute une femme plus belle et meilleure que moi, à laquelle tu me contrains de ressembler. Je porte en même temps que tes couleurs préférées, le son de ta voix, le sourire qui te plaisent le mieux. Ta présence suffit pour j’imite, à miracle, les traits et tous les charmes de mon modèle. Je ne crains que certaines heures, comme celle-ci, où j’ai tout à coup envie de te crier : « va t’en ! ma robe de princesse et mon clair visage vont tomber ensemble, va t’en ! voici le temps où vont paraître, sous l’ourlet de la jupe, sous les cheveux de soie, le pied fourchu, la pointe torse d’une corne…les démons d’un silencieux sabbat m’agitent, il faut que je rejette, en la maudissant, la douce forme où tu m’as emprisonnée »

 J’a lu et relu ce poignant passage à l’ivresse…j’ai même tenté de me souvenir si Colette n’avait pas fricoté avec moi pour avoir si bien caressé le globe cristallin de la vérité….

 Minute de silence…perplexe…

 puis ce besoin qui me gratte l’encéphale pour vous balancer une morale…

sachez que si dans le paraître tout menteur vit au dépens de celui qui le regarde, dans « l’être » , s’il nous est important d’être un objet d’admiration et de reconnaissance, il nous est cependant essentiel de devenir un sujet, libre des désirs d’autrui qu’il avait fait siens. Nous avons besoin de « larguer ces amarres » qui nous attachent après nous avoir tant séduits…

aussi si souvent je me fous de moi…c’est vraiment pas pour me foutre vous…

et si vous ne l’avez pas compris toute mise au point virera immanquablement à une mise aux poings…

mais je m’en fous…j’aime vivre dangereusement….

Publicités

Une réflexion sur “s’en foutre oui..mais jusqu’à quel poing

  1. Le pédagogue :

    Il a été rapporté qu’il y a de cela beaucoup de temps, le corbeau n’était pas comme nous le connaissons aujourd’hui.
    Il était autrement.
    Et un jour, il a vu une colombe.
    Il a été subjugué par son apparence et s’est juré de tout faire pour devenir comme elle.
    Il n’est pas arrivé.
    Mais en même temps, sa mémoire n’a pas retenu ce qu’il était avant d’être subjugué par la colombe.
    C’est ainsi qu’il est encore aujourd’hui : ni une colombe, ni ce qu’il était avant de vouloir devenir comme une colombe.
    C’est une vieille histoire.
    Je ne sais pas si elle figure dans ″Kaliila wa Dimna″, le recueil de fables animalières traduites et adaptées en arabe par Ibn Almoqaffa’e.
    Fables écrites au départ en sanscrit par un lettré de l’Inde et ayant connu plusieurs traductions et adaptations.
    C’est la traduction et l’adaptation d’Ibn Almoqaffa’e qui a servi aux fables attribuées à Jean de La Fontaine.
    Mais il ne faut pas le dire.
    Il vaut mieux réfléchir aux ravages de l’imitation aveugle.
    Le sens profond de cette parabole reste obscur pour ceux et celles qui ne cherchent pas la clarté.
    Un jour peut-être, brillera dans des mémoires ce qui aujourd’hui ne brille pas.
    Et alors, les bénéficiaires sauront aimer.
    Aimer à retrouver la raison.
    Ils renoueront les fils rompus et comprendront que notre histoire commence avant même notre apparition ici-bas.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s