Mangez de la tomate… (la série)

tomateIl s’avère que la tomate reste le meilleur anti oxydant pour l’homme…pour la femme aussi rassurez vous mesdames…

C’est juste que la langue française à voulu que l’homme représentasse l’humanité à lui tout seul… par droit d’ainesse sans doute…

Aussi  quand j’ouvris mon frigo et me saisis de la plus belle tomate y élisant résidence pour la croquer, je n’envisageai nul autre dessein que celui de me désoxyder les  cellules  afin d’offrir à la postérité une chaîne d’ADN la plus pure possible dans le genre beau et musclé…

Surprise…de taille et d’entaille !

Au moment de porter le juteux fruit à ma bouche pour le plus grand plaisir de mes glandes papillaires,  je l’entendis me crier d’une voix effrayée :

– Noooon…ne me mange pas !!!

Au  risque de vous paraître blasé et une fois l’arquement de sourcils dépassé, la tomate repris son sidéral voyage vers la sombre galaxie de ma cavité buccale où l’attendait le fabuleux destin réservé à toute  particule comestible du grand règne végétal…

Rebelote les cris d’orfraie…

– Nooon…tu ne peux pas me manger… !

Je stoppe net « l’enterprise » au grand dam des cinq doigts membres d’équipage qui se voyaient déjà se faire lécher par la voie lactée de mes lèvres…à ceci près que ces valeureux membres d’équipage venaient à peine deux minutes plus tôt d’entreprendre le récurage intensif de mon entrefesse d’un grattage pour le moins furibond

L’histoire de l’homme est truffée d’aléas…

–  Pourquoi ne te mangerai-je pas luis répondis-je d’un ton à peine agacé… ?

– Ben parce que je parle !!!

– Et alors…moi aussi je parle !

– Non mais toi t’es l’homme, les ateliers célestes t’on pourvu de cette fonction !

N’importe quoi…une tomate parlante qui te fait en plus des tournures d’esprit…les ateliers célestes…que ne faut-il pas entendre et de la part d’une tomate en plus…

– tu sais ma juteuse lui rétorquai-je, y zont jamais fait de telles fantaisies au garage saint Michel…je ne vois pas pourquoi ils commenceraient à en faire maintenant n’spa ..?

La tomate fit grise mine….

Z’avez déjà vu une tomate parleuse faisant grise mine ? non ?…ben c’est comme une tomate qui ne parle pas et dont la carminée couleur se fait encore plus rubescente… jusque dans le pléonasme de la formule…ce qui ne manqua pas de raviver le processus de salivation buccale chez votre serviteur et la crainte hurleuse chez la pourpre effrontée…

– Cesses donc malheureux ! ne réalises-tu pas le singulier de l’instant ? ne comprends-tu pas l’étendue du phénomène en train de se produire ? ne sens tu pas au profond de ton âme l’étendue du « Mirââââcle »…elle prononça ce dernier mot avec un effet de voix, genre ben gesserit …

Hésitation de ma part…

J’en profite pour me gratter le bas du dos ce qui provoque une série d’ondes bienfaitrices sur ma boite à idées…

– Tu sais ma pulpeuse, j’ai lu les trois grands best seller de l’humanité…tous y parlent de la pomme. J’ai tout bien lu et relu et je n’ai rien trouvé à propos d’une tomate. Et vu tous les pépins que l’on a subit rien qu’avec une pomme je suis bien heureux que la tomate ne fut pas à l’origine de notre débâcle biblique…avec le nombre de pépins qu’elle contient ! …bon on peut en finir maintenant ?

– Attends,  attends ! si tu ne crois pas aux miracles, tu pourrais quand même te faire plein de tunes avec ça non ?

– Non ! négative-je

– Pourtant tu es l’homme, tu es cupide…

Je phosphore un instant. Un rapide état de la situation me dissuade de tout élan cupide. J’habite un coin perdu, à six jours de marche de la plus proche bourgade. Je n’ai pas de voiture, ni de vélo, ni de patins à roulettes. Le seul moyen pour me déplacer est un bus provincial dans un état de délabrement avancé qui ne passe par ici seulement une fois par semaine…quand il n’est pas en panne…

– Je suis peut être cupide mais je ne suis pas con…d’ici demain tu auras certainement finit de pourrir et je me retrouverai à regretter de ne pas t’avoir croquée dans la fraîcheur de ton âge…

Elle observe un moment de silence pendant lequel je la sens se durcir entre mes doigts puis elle me lance sur un ton grave

– J’ai un message à transmettre à l’humanité !

voila qu’elle  joue au messie maintenant

– Bon dépêche toi l’humanité t’écoute…après on mange …

…à suivre

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3 réflexions sur “Mangez de la tomate… (la série)

  1. j’espère que c’est un message pur jus, en tout cas il faut que la tomate se dépêche, l’humanité a un besoin urgent de fraîcheur 🙂

  2. et l’histoire de la littérature truffée de fautes de goüt ;-/
    à la rigueur tu aurais pu évoquer au lieu de l’âcre fumet d’un entrefesses, le délicat parfum d’un abricot…
    ce qui aurait permis à la proie que tu croyais de s’exclamer : cessez monsieur, je ne suis pas le fruit que vous croyez 😉

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