Histoires de France…

Dans la prolixe et contingente  paléographie de l’homme, l’histoire de France à toujours offert une intéressante palette d’évènements illustrant cette lutte atavique des élites dans leur aspiration foncière à la prise du pouvoir.

Ainsi chausses trappes, coups fourrés et autres dardières ne manquent-ils dans cette âpre course au trône car, ne nous leurrons pas, en cette noire période de récession des valeurs morales, un siège de président s’imprègne de plus en plus dans le mental des classes bovines  d’une forte symbolique à la fleur de Lys.

Les masses plébéiennes ré-formatées dans la peur de l’autre votent désormais beaucoup plus pour un champion que pour un gestionnaire des affaires de l’état. Il n’y a qu’à entendre les discours des uns et des autres, où fusent les formules malheureuses, pour s’en faire une petite idée.

Au lendemain d’un « vrai premier mai », ces histoires d’épées et dagues et autres petites bêtes de guerre à sortir du fourreau m’ont rappelé  cette vieille blague de l’époque où le prince Giscard – un vrai président –  perpétuait noblement les serments de Strasbourg dans la régence des francs et pas que des maçons…même des colimaçons

Ainsi dans une soirée en grande pompe à l’attention d’un autre prince sacré empereur par un premier suivant le Bokassa du nom, au moment du repas dans lequel on servit des escargots de bourgogne arrosés de bourbon (afin de conserver une ambiance capétienne), notre prince noir s’en croquait allègrement les p’tites bêtes sans les décoquiller préalablement.

Outrée par tant d’inconvenance dame Giscard entreprit, en parfaite hôtesse, du pied sous la table à attirer l’attention de son gargantuesque voisin de table tout en lui susurrant « sortez la p’tite bête ! »

Notre futur antérieurement sacré empereur faisant mine de ne point entendre continuait à s’en donner à cœur joie dans sa croquesque et croquante activité à laquelle même Jacquou le croquant ne se serait jamais laissé allé malgré toutes les dents acerbes de sa roture. Un deuxième pied, puis un troisième, puis un quatrième plus appuyé et toujours la même doucereuse formule « de grâce votre majesté, sortez la p’tite bête »

Exaspéré par tant d’insistance qu’il prit pour de l’inconvenance, notre sire jeta sa serviette, se leva brusquement et vociféra

« mais madame ! je ne vais pas sortir ma p’tite bête devant tout le monde quand même ! »

!!!!!!

Mzabi…lancier de la reine

 

edition initiale le 02 mai 2012
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6 réflexions sur “Histoires de France…

  1. « …sa croquesque et croquante activité à laquelle même Jacquou le croquant ne se serait jamais laissé allé malgré toutes les dents acerbes de sa roture », excellent, surtout les dents acerbes de la roture, mdr 😉
    mais les escargots et autres petites bêtes sont-elles plus fières d’être croquées par des croquants que par des croqueurs (de diamants) ?
    moi je serais un escargot, de bourgogne ou alors doukkali, j’aurais honte d’être gobé par n’importe qui..

  2. Faut que je te dise quand même que j’adore ta vision de la France ! Tu as du être une sacrée éponge qui en a mangé du tableau .. . Tu incarnes bien la richesse de la double culture quand elle est acceptée … et quelle richesse que d’avoir une sensibilité multiple. Je trouve dommage que souvent, brandissant un colonialisme poussiéreux, certains renient cette culture qui n’est qu’une lumière supplémentaire permettant d’avoir une meilleur vue sur le monde 🙂

  3. @ pfff

    pas concerné par ton hommage mais très touché quand même, en tous cas nous voilà réunis en connaisseurs autour de la même source de lumière 😉
    sauf que j’ai tiqué sur cette culture qui ne serait selon toi « qu’une » lumière supplémentaire… à quoi bon cette restriction qui semble destinée à ne pas donner prise aux enragés du dénigrement ?
    la culture de chaque peuple est donc une précieuse lumière supplémentaire en plus de l’être à part entière…

  4. @Salvadorali, il s’agit d’un femmage :* Oui chaque culture est un éclairage, une lecture de l’humain par rapport à son environnement, voilà pourquoi voyager forme le coeur et l’esprit à condition de sortir du Club Med. Ma vie d’émigrée m’a fait comprendre que le terme s’intégrer était impropre juste à cause d’un pronom par si réfléchi que ça … mais intégrer une autre culture est un pas de plus vers la compréhension de cet énorme bordel qu’est devenue la vie sur terre et aussi une marche vers l’appréhension du sens de tout ça :)))

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