ouir ou nennir…that is the question !

ah ma bonne dame, mon bon monsieur, qu’il est parfois difficile de dire “NON” !…

nous sentons bien que la proposition qui nous est faite, ne nous tente guère ou qu’il nous sera difficile de satisfaire pleinement cette demande. Nous percevons assez finement que le “OUI” que nous allons prononcer ne sera pas très sincère, qu’il réveillera en nous un malaise, une irritation, parfois même un bouillonnement que nous dissimulerons au prix d’une énorme dépense d’énergie. pourtant, malgré la justesse de nos perceptions, de notre intuition, une sorte de magie mystérieuse va faire éclore sur nos lèvres la fleur d’un “oui”. une fleur au parfum un peu âcre mais que l’on saura adoucir par quelques bonnes manières…enfin pour ceux qui en ont encore. Les rustres ont leur propres paroliers dont je ne fais qu’épisodiquement partie quand l’intérêt l’exige….

je disais donc que plus ou moins rapidement, nous aurons les effets de cet arôme pervers…

il est parfois de très subtiles pollutions que nous mettrons longtemps à identifier, car pour nous, l’hostilité ne peut venir que du dehors…

nous commettrons peut-être sans le vouloir, une erreur, un oubli dont la présence aura valeur d’”acte manqué” révélant notre désaccord profond. Souvent, d’une manière ou d’une autre et la plupart du temps inconsciemment, nous ferons payer à l’autre cette intrusion dans notre désir, dans notre intégrité. enfin et cela n’est pas la moindre conséquence, notre corps, en désespoir de cause, manifestera lui même sa désapprobation par des douleurs, des tensions ou des maladies, voir des pannes qui nous disent nonnonnon alors que l’on veut ouiouioui…enfin d’après ce que j’ai pu glaner à travers différentes lectures à propos de troubles psychosomatiques…que Dieu nous en préserve vous et moi

cala pourra se dire à travers une angine si cette contrariété nous est restée en “travers du gosier” ou par des lombalgies, si nous en avons “plein le dos”! combien y a t-il de dos minés chez les dominés m’sieudames?…

A plus ou moins long terme, il y aura donc conflit avec l’autre ou avec nous même, le plus souvent avec les deux

lorsque il nous est demandé de nous expliquer sur cette fâcheuse tendance du “OUI” contraint, nous répondons presque toujours que notre grande sensibilité et notre non moins grande générosité nous amènent à ne pas souhaiter, à ne pas pouvoir blesser l’autre.Dès que, dans une démarche personnelle, nous avançons vers moins de complaisance envers nous même, nous prenons conscience que ce que nous redoutons le plus, c’est d’être rejeté, d’être abandonné, de ne plus être aimé. Nous voyons que c’est la peur de ce risque majeur du désamour, qui nous fait étouffer la libre expression de notre ressenti. Malheureusement, nous apprenons à nos dépens cette triste loi relationnelle: “la peur du conflit engendre le conflit”.

lorsque, teintée de tout notre désaveu, s’épanouit cette orchidée noire du “oui”, nous pourrions peut-être l”écrire “ouin” à la pointe de chacun de ses pétales à la couleur du “non

OUIN” !

après l’on s’étonne qu’il y ait des pleurs !

édition initiale le 26 janvier 2012 par mzabi
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15 réflexions sur “ouir ou nennir…that is the question !

  1. Les colonialistes, à qui il peut arriver de mettre en relief certains travers, ont usé du sobriquet (dépourvu, bien entendu, d’affection et dégoulinant de mépris) »les béni oui oui » pour désigner les populations du Maroc qui répondaient toujours ″oui oui″ et n’osaient jamais répondre non.
    C’est une tare qui a la vie dure…

    1. oui bon faut quand même pas « surestimer » les effets pervers du colonialisme car le snobisme-réelle tare-se loge là où il peut. Sinon en poussant à l’extrême la contingence historique de l’empire chérifien on pourrait facilement assimiler ce béniouiouisme à ce qui fait la base même de l’exception « marocaine ». l’empire à subi toutes sortes d’invasions sans compter les règnes de terreur de moult sultans et caïds…dans de pareilles circonstances le « oui » fataliste manifesta certainement un conservatisme autant grégaire que salvateur
      mais c’est bizarre comme les temps changent. le oui de nos jours est l’arme de destruction massive qu’utilise le libéralisme pour le nivelage des peuples selon la loi du marché. Faut dire « oui » maintenant à toutes les conneries que l’on nous vend de force sinon vous passez pour passéiste et réfractaire au modernisme. Faut dire « oui » à un tas de conneries toutes aussi débilisantes les unes que les autres en vertu d’une liberté individuelle interférant habilement deux plans pourtant non mixables: liberté et morale

  2. Dis moi que le temps passé à dire non ne change rien au oui, si l’accouchement pouvait se faire sans douleur ça se saurait mais le résultat c’est la naissance et elle fait tout oublier, n’est ce pas ?

    1. je répondrai que c’est comme en amour..y en a qui disent nooon, nooon, durant l’acte de copulation (de quel manque de romantisme suis-je en train de faire preuve…)et d’autre qui disent ouiii, ouiiii…mais tant que c’est pour prendre son pied le oui et le non ne s’épousent-ils pas? 🙂

  3. @ kb

    Morjane, une fée sur le berceau de laquelle j’avais commencé par me pencher avant que ça soit elle qui me comble de ses enchantements, m’avait initié un jour aux subtilités du « ouon », ce oui qui ne fait guère mystère de signifier non.

    par exemple, ouon à la republication de tes anciens billets, oui parce que c’est toujours délicieux de te lire mais non parce que tu t’en tires ainsi à trop bon compte 😉

    @ le pédagogue
    ça oui ils étaient bêtes et méchants les colonialistes, il aurait fallu les empêcher de nuire au moment du congrès de Berlin, après c’a été trop tard.
    d’ailleurs tu as raison de dénoncer la persistance du béni-ouiouisme dans la mesure où aujourd’hui le moindre fou de dieu autoproclamé imam peut faire main basse sur ce genre de populace pour les résultats que l’on constate d’algérie en syrie, le pire étant que les salafistes se font généralement les béniouiouistes des impérialistes alliés aux sionistes…

    1. @salvadorali t’inquiètes! la republication sera vite bouclée…disons que c’est juste un stratagème qui me donne le temps d’écrire de nouveau textes et de pouvoir les publier en série afin de donner une seconde vie au blog…

  4. « Ouin » c’est aussi « anine » en arabe qui veut dire souffrance. Tu as tout à fait raison , comme d’habitude d’ailleurs (sourire). Un oui contraint pour plaire aux autres alors qu’au fond on pense nonnn pour plaire à nous même est source d’inflammation…c’est entendu, tout est force et rapport de forces.

    1. kali…il me plait de penser que l’homme a été façonné dans l’acceptance de la glaise mère ce qui le pousse à une confiance « innée » envers ses congénères. en corollaire, hélas, je suis en train de me demander si l’évolution en est déjà une puisque je me retrouve à constater une fusion de plus en plus étendue du non dans les sociétés dites évoluées….

  5. vu que j’ai eu le malheur de commenter lors de l’un de mes néanmoins fameux bugs matinaux, mon ego de blonde me dicte de patauger avec dignité en rajoutant : oui c’est toujours plus facile à dire que non, c’est une solution de facilité qui porte tellement préjudice, à nos enfants par exemple … notre vie est souvent une succession de petites lachetés, ces oui oui à peine audibles qui font notre quotidien. Il faut dire qu’adhérer ne demande aucun effort quand refuser doit s’assortir d’une explication. Notre conditionnement social nous programme pour l’adhésion. Tout enfant à sa période de non elle passe à l’âge de l’école qui lui donne le choix entre adhésion et punition. Bref… mais quand les oui nous engagent sur des voix de garage où le camion de la vie nous coince dans un tunnel jusqu’au bord de la fosse … on peut encore dire basta …errare humanum, perseverare diabolicum :))

  6. Liberté et morale ne sont pas contradictoires, mais complémentaires: Ce sont les deux jambes d’un être qui marche sur ses deux jambes justement.
    Le colonialisme et ses serviteurs locaux, toujours à l’oeuvre, ont visé et visent à priver les êtres des deux jambes.
    Et ce n’est pas les surestimer que de le soutenir: C’est juste un constat.

    1. Ne me fait pas dire ce que je n’ai pas dit. Deux plans non mixables ne sont pas nécessairement « contradictoires ». La pierre n’est pas le contraire de l’eau. À l’état brut ces deux éléments ne sont pas mixables mais si nous pulvérisons la pierre et la mélangeons avec l’eau nous obtenons une pâte qui n’est ni l’un ni l’autre des deux éléments…

      C’est ce que l’on est en train de faire avec la liberté et la morale par un procédé manipulatoire classique qui consiste à transposer un débat du plan de l’une vers le plan de l’autre.

      Un exemple? Le débat autour du mariage gay a été abordé (sabordé serait plus juste) « uniquement » dans le plan de la liberté, en vertu de cette même liberté individuelle plus précisément…

      Maintenant si l’on revient aux classiques philosophiques et au contrat social de rousseau, on peut dire que l’homme est un animal moral. Ceci ne signifie pas qu’il est bon ou mauvais par nature mais que l’homme est le seul à pouvoir agir moralement et que pour parler justement « d’action morale » il faut réunir trois conditions que je résumerais sommairement :

      1-pouvoir agir

      2-être sujet de l’action

      3-ne pas agir seulement selon des mobiles

      Mais, Ô grand mais, donc :

      Qu’il faut agir selon des valeurs.

      Un être agit moralement s’ il peut justifier son action. Dire qu’un être agit moralement signifie que l’on agit selon nos valeurs. Mais y a-t-il des valeurs universelles . Cette question a déjà été posée, on a démontré que le relativisme n’était pas une réponse suffisante…

      D’ailleurs j’ai toujours affirmé qu’à trop relativiser on finit par cautionner la connerie

      Maintenant, en ton âme et conscience réponds- moi par oui ou par non :

      L’homosexualité est-elle une valeur ?

      Un homme libre est celui qui a la possibilité de faire, ou, de ne pas faire ?

      L’indécence est-elle la valeur morale de la connerie ?

  7. @ le pédagogue

    ça n’est pas surestimer qui que de soutenir quoi ??? pas clair ton charabia… en fait tu nous pompes l’air avec ta propagande islamoprophétique et ta rengaine du constat des serviteurs locaux du colonialisme, tu devrais t’appliquer plutôt à respecter les régles de courtoisie qui encadrent les débats sur les blogs. en commençant par répondre aux commentaires qui te sont adressés 😉

    pour ce qui est du couple « liberté-morale », ton approche demeure superficielle, ça ne suffit pas de souligner que liberté et morale ne sont pas contradictoires.

    si seulement tu avais évoqué explicitement le référentiel islamique, qui semble pourtant être ta tasse de thé, pour avancer l’idée que dans cet ordre de valeurs l’Homme est libre de choisir entre ce qui est moral selon la loi divine et ce qui ne l’est pas. et que c’est précisément là ce qui fonde la dignité humaine au sens de la tradition fondée par le prophète Mohammed (P&S)…

  8. À kb :

    Comme tu as dû t’en apercevoir, je fais de mon mieux afin que ma connaissance soit fondée sur ce que Allaah nous enseigne.
    Voici ma réponse à tes questions :
    Au sujet de la pédérastie :
    « Et Lothe quand il dit à son peuple : ″Vous livrez-vous à la turpitude à votre vu à tous ? Vous allez aux hommes par désir au lieu des femmes ? Vous êtes un peuple ignorant ».
    (Alqoraane , sourate 27, Annaml, aayate 54 et aayate 55.
    Concernant ton questionnement sur l’indécence, je me permets de rappeler qu’Allaah, s’adressant à Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix lui dit :
    « Tu jouis d’une moralité immense ».
    (Alqoraane, sourate 68, Alqalam, aayate 4).
    Tu n’ignores certainement pas que certains « farouches défenseurs de la liberté se targuant de morale », officient sur des « blogs » pour insulter et censurer tout ce qui ressemble à ce que je dis, con-formément à leur « béni ouiouisme » con-sistant à « éradiquer les barbus ».

  9. @ le pédagogue

    es-tu barbu ? quoi qu’il en soit ça n’est pas la barbe qui me dérange en tant que telle mais le fait que tant de soi-disant musulmans compensent par l’exhibition de leur pilosité faciale leur foi insuffisante, sans compter qu’il ne suffit évidemment pas de porter la barbe à l’invitation du prophète Mohammed (P&S) pour pouvoir se réclamer de son exemple et de sa tradition. ça n’est même plus de l’islamisme mais de l’hirsutisme 😉

    pour ce qui est d’officier sur des blogs, tu me permettras de te rappeler que nous nous sommes déjà croisés sur un autre blog, celui du citoyen hmida, dont tu as fini par être chassé, en tous cas déclaré non grata ce qui revient au même, pour cause de prosélytisme islamiste outrancier, à la limite du terrorisme idéologique.

    revenons donc s’il te plait au fond du problème évoqué par notre hôte, le fait que la moitié des Français qui pensaient NON au mariage pour tous se sont retrouvés dans la situation de répondre, malgré eux OUI, pour la raison que la supercherie démocratique a livré l’état français à un clan partisan, le parti socialiste français en l’occurrence.

    PS
    est-ce moi que tu qualifies de farouche défenseur de la liberté se targuant de morale » ? erreur, je n’idéalise pas la liberté à ce point, au contraire je m’en méfie. d’où mon adhésion sans réserve aux valeurs de l’Islam et ma soumission sincère à l’ordre divin et à sa morale.

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