Un film…à l’autre bout du cinéma…

Me fait chier notre cinéma national. Faut galérer pour trouver un truc de potable à se mettre sous la dent…si encore on avait l’esprit d’un galérien fraîchement débarqué pour bonne conduite et prêt à tout subir…oui tout, même le dernier film de Hakim Nouri ou celui de Narjis Nejjar mais plus jamais la galère !

S’il m’a fallu me gaver de « la menthe du rif » (na3na ktama pour les connaisseurs) pour pouvoir me farcir l’amante du rif – et même pas dans les draps de mon lit, juste sur celui accroché au mur – il m’a fallu une lobotomie à crâne ouvert pour aller jusqu’à la même pas happy end de « le bout du monde ». Un remake Alzheimerdique du premier du genre : Love story…très marocanisé tout de même pour coller à la culture locale. Un quinquagénaire grisonnant, le réalisateur lui-même, dans le rôle d’un Ryan O’neal sur le retour et d’une Hanane Ibrahimi dans le rôle d’une ali Mc graw réactualisée au goût du jour par ce que je tenterai de vous qualifier par « allez ma grosse »… Bref, toutes les cinq minutes j’ai du visiter les toilettes pour me cogner plusieurs fois de suite la tête contre le lavabo pour soulager la prostate de ma conscience « artistiquovore » en jurant, mais un peu tard (oué c’est une fable connue) qu’on ne m’y reprendrais plus !

Vous imaginez un peu la tête que j’avais en sortant. Du sang plein la gueule jusqu’au faux col de ma chemise, le front grand ouvert sur mon vomis de conscience cinématographique, le regard hagard (et pas du nord…plus Austerlitz par la vision du carnage)

Et les potes qui me posent la question qui tue lorsqu’il me voient débarquer comme un de ceux de 44 sur les plages de Normandie..

– mais que t’est-il arrivé ???

– je viens de voir un film marocain !

– bon t’es vivant, c’est déjà ça… !

Deux bouteilles de sérums et une tablette de dexorat plus loin, je sirote ma bière en regardant, à la suite, trois épisodes de « bridget jones »…oui même ça, reste un chef d’œuvre à côté en essayant de trouver ce qui avait bien pu motiver Hakim qui entre nous je l’avoue, avait quand même réussi à faire mieux…bon c’est pas Benex , même s’il fait dans le caniveau, mais tout de même…

Une seule explication. S’il voulait juste peloter Hanane (que j’aime beaucoup et que je déplore de s’être laissée embarquée dans cette histoire) sous couverture cinématographique, il n’était pas obligé de nous mêler à tout ça…car franchement vu la daube, et connaissant le gars comme détenteur d’un minimum de professionnalisme, je ne vois pas d’autre explication…

Côté cinéma on reste, dans ce cas là, vraiment à l’autre bout du monde !

 

nb:intialement édité par mzabi le 13 décembre 2011 à 16h57
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3 réflexions sur “Un film…à l’autre bout du cinéma…

  1. Au Maroc,le Cinéma est perçu comme un artisanat de substitution,un truc genre sandales qu on trouve au souk,semelles goodyear.Avec les très vénérables balgha on pouvait encore croire qu’il existait une école,des m3alems et tout et tout;Faire un film exige un travail de « spécialistes- professionnels »,du « scenarist » au « monteur ».Ce qu’on constate au Maroc,c est plutôt l inverse,-l omniscient réalisateur- bricole pour pas cher,se vautre dans le folklorique,avec cette idée détestable et qui pollue tous spectacles:c est pour le Peuple,meskine,qui n’est pas capable de comprendre……Vous avez aimé la tv au Maroc?Que des clichés de Lâroubi indécrottable,ignorant et bruyant ou le Mdini sorti des pires stéréotypes des années 60 avec Elkadmiri !Le Cinéma est une industrie qui demande des moyens humains et financiers.A de très rares exceptions,nous constatons qu il n y a ni l un ni l autre!Dites moi que je me trompe!

  2. Mdrrrrrrr..alors, c’était Hakim nouri imagine pour le films des deux fils à Hakim nouri, franchement le DVD pourrait trouverait bien sa place dans le placard d’un adepte du SM, ou catho fana de l’autoflagellation, l’ami de gauche dormait, lors de ses sursauts, histoire de s’assurer qu’on bien là, kayhannedna avec ses  » oui oui lé bon ce film » et recomate tt de suite après, l’autre de gauche vibrait à cause des nerfs, moi je retenais mon souffle de colère, mais, on n’a pas tenu au grand desespoir du dormeur qui trouvait celà si bon, on a quitté la salle comme les trois quart au moins des spectateurs. C’était y a une année, depuis j’évite Les films marocains.

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