Souamème….

mzabiEtre soi même ma bonne dame, mon bon monsieur, c’est d’être même soie dans la souplesse et la transparence aux différents archétypes qui nous structurent…

D’ailleurs si l’on faisait un sondage sur les qualités les plus appréciées, je reste convaincu que l’authenticité remporterait tous les suffrages…

Pourquoi je vous raconte cela ? Êtes-vous  en train de vous poser comme question…

Disons que d’une, je suis un piètre simulateur et que même en ayant presque autant de noms qu’un hidalgo espagnol (par grande modestie j’ai pas osé les 99 noms de qui vous savez)  je reste un seul et unique dans chacune de mes innombrables manifestations scripturales.

De deux, ce dimanche, lors d’une émission tv consacrée aux « Geeks » et aux réseaux sociaux où intervenaient Big Brozeur et un jeune geek dont je n’ai pas retenu le nom, j’ai oui dire parmi (et malgré ne prennent jamais d’s) toutes les conneries qui s’y sont dites, qu’il était plus sécurisé de mettre ses écrits sur un espace virtuel enregistré sous un nom de domaine que vous proposent toute une panoplie d’hébergeurs payants…pour pas très cher ceci dit…

Non mais si je dis conneries c’est parce que lors de cette émission j’y ai entendu une bien grosse proférée par le jeune geek qui sans doute ne mesura pas toute la portée réductrice de ses propos. Je cite donc :

« au lieu d’avoir plein de livres ennuyeux qui ne servent à rien…. »

Et paf dans les dents ! voilà comment on claque la porte au processus le plus efficace dans la transmission du savoir (fin de la parenthèse…et ce blog étant éducatif je vous offre gratuitement l’exercice cérébral de trouver par vous-même où s’ouvrit cette parenthèse)

Aussi, ai-je décidé, en commun accord avec ces différents archétypes qui font que je suis moi-même, de regrouper encore une fois toutes mes extensions et terminaisons cybernétiques sous un seul et même toit…enfin même moi…ou bien non, sous un même soi : celui du lu jusqu’aux confins des steppes du Kazakhstan, kbaratinage

Mzabi, une terminaison cybernétique agitée de moi-même, rejoint donc les rangs de mon unicité pour terminer le cycle d’évolution de votre baratineur préféré…vous me direz qu’à cinquante balais et des poussières il était plus que temps…je vous répondrai simplement que l’initiatique à ses règles et que moi mes outils sont les « livres » qui déplaisent si grandement aux twiteurs et autres adeptes de l’amputation dialectique…

Au lieu de stocker chronologiquement ces textes rapatriés du plus profond d’une déviation égotique ils se défileront à vous chaque jour afin de permettre à ceux qui ne me connaissaient pas ce côté mzabi de le découvrir et à ceux qui connaissaient déjà de relire ludiquement ces élucubrations…

Merci de supporter ma multitude enfin réunie…

 

nb: publication originelle par mzabi le 16 jul 2008

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4 réflexions sur “Souamème….

  1. Le pédagogue :

    Le texte que tu as sans doute lu (à ton âge) intitulé « L’homme du Livre », et qui, certainement, n’a pas manqué de te faire penser aux quatre-vingt-dix-neuf Plus Beaux Noms (dont tu nous parleras mieux une prochaine fois ine chaa-e Allaah), nous dit :
    « Mohammed cheminait à pas lents le long du sentier escarpé, par ce vingt-sixième matin du mois de Ramadan ─ un homme très paisible d’apparence, très fragile au-dedans. Cheminant, il avait l’étrange impression de descendre à la fois vers sa ville natale, la Mecque, et vers la première aube : la genèse des mots. Parfois il fermait les yeux, tant les rayons du soleil étaient acérés et tant il doutait de sa raison. Mais, même quand il les rouvrait et les gardait fixes, sans ciller, il voyait encore et toujours danser devant lui, tels des pans épars d’un mirage étendu à travers l’espace, un amas de sons confus dont il ne pouvait tirer qu’une idée sans forme ni noyau, rien qu’un appel de la mémoire, retentissant sans un cri. Des syllabes qui étaient avant tout une musique.
    De toutes ses forces, il essayait de lutter afin de retrouver la réalité rassurante. Désespérément.
    T.H….A.L.M….Y.S. Des lettres étaient en lui, groupées par deux ou trois, circulaient dans ses veines, circulaient dans la moelle de ses os, marchaient de part et d’autre de son corps, comme autant de témoins ressuscités d’entre les morts. C’était comme s’il les avait tant connues, puis perdues dans l’autrefois ─ tant aimées. Lambeaux de brouillard irisés par la lumière du jour, des lambeaux de phrases enchaînés les uns aux autres, s’estompant à peine élaborés, puis revenant à la charge avec une vie aiguë, chaque voyelle et chaque consonne s’exprimant par sa propre voix : « …Quand il sera demandé à une âme pour quel crime elle a été tuée… » ─ « … Par les figues et par les olives… » ─ « Se peut-il que, retournés à l’état de poussière, nous devenions ensuite une création nouvelle ? »
    (Driss Chraïbi, L’homme du Livre, roman, Éditions Balland-Eddif, 1995, P. 23-24).

  2. « Je m’étonne de l’amoureux dont les beautés
    Miroitent dans fleurs et jardins! »
    Et moi à elle : « ne t’étonne pas de qui tu vois,
    Ce que tu as vu est toi même dans le miroir d’un homme ! » 🙂

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