Aimez vous mes je/nous ?

bonheursmiley«Dieu n’a séparé les têtes que pour qu’ils trouvent la paix »

L’hydre à ulysse -vacances été 5300 avant J.C

Cher lecteur spécial, chère lectrice particulière…

Au-delà du toi, au delà du jeu, au delà du moi il y a le nous, avec – bien au delà de nos particules – nos singularités qui contradictoirement font ce pluriel que tant de gens ont du mal à appréhender…il suffit pourtant juste de l’accepter…

Je viens de lire, il y a quelques instants, sur le blog d’un gentil garçon dont je suis loin d’apprécier tout le pédant de la pensée démagogique, ceci :

« J’ai l’habitude de poser cette question existentielle à mes ami(e)s, aux personnes qui comptent pour moi : Que voulez-vous faire de votre vie ? »

La réponse semble aussi simple que la question, mais ô combien bien difficile à réaliser :

« Vivre heureux ! »

Je vous fais fi de la réponse frustrante limitant cette quête à la portion congrue du simple partage. Et puis parce que vivre heureux, pour peu que l’on possède un minimum de bon sens « humain » ne veut absolument rien dire…

Ne pas souffrir est-ce déjà être heureux ?…j’en doute car comme le dit si bien Sénèque :

« il n’y aura jamais de bonheur possible pour celui que tourmente un bonheur plus grand »

Ah la la…la grande marche de l’humanité dans la quête de cette mélodie du bonheur

« Bonheur », malheur »…nous rêvons de l’un et fuyons l’autre sans relâche.

Les choses pourraient être pourtant plus simples…

Et si nous vivions simplement notre vie en « coulheur » !…

La vie comme un vaste paysage où teintes et nuances s’associeraient sans être séparées, comparées évaluées : entre le vert de la jeune frondaison du marronnier et le roux de son feuillage automnal, lequel rechercher ?

Si nous traversions les saisons de notre âme avec, au cœur, les mélopées tranquilles d’un promeneur contemplatif, la joie serait sans doute au rendez vous…

Pour cela point besoin de peigne à quatre dents et encore moins de rituels ésotériques qu’une panoplie de psy élaborent pour vous soulager du poids de tout ce qui fait le matériel…en coupure neuves de 50 Eurodirham de préférence

Juste un mot, un tout petit qui fait verbe d’action négative

« accepter »

Accepter ce qui est, introduit dans notre quotidien une dimension sacrée. Sacrée parce que le petit moi, inscrit dans sa dualité d’attraction/répulsion, meurt à lui-même pour renaître, Un, dans l’éternité de l’instant.

Sacrée parce que se révèle alors un rayonnement particulier de l’être, enfin transparent à son être essentiel qui est sans attente, sans attache…

Dans nos vies agitées où foisonnent les bimbeloteries de plaisirs, nous courons inlassablement après ce qui pourrait nous combler, en oubliant que « combler » veut aussi dire « obstruer ».

Nous sommes habités par la fébrile nostalgie d’une unité perdue, d’une plénitude extra-ordinaire, qui nous pousse à poursuivre notre quête pour les retrouver. Des kyrielles de « sucreries » nous sont proposées, des plus matérielles aux plus spirituelles, prétendant nous faire expérimenter un état sans peur et sans douleur. Mais les sucreries n’ont jamais arrondi que nos panses sans qu’aucune ne panse jamais nos blessures ! …

Aucune voie, aucune foi, ne peut arrêter le pendule du bon côté…

Notre vrai travail consiste à découvrir qu’il est une autre qualité de joie à la source même du pendule, et que seule celle-ci ne connaît pas de contraire.

Mais pour dépasser cette dualité, il s’agit d’accepter pleinement cette dualité. De voir l’alternance du balancement du pendule, non pas pour s’y hypnotiser, mais pour en « déduire » la source.

De ce « oui » à ce qui ravit le moi existentiel comme à ce qui le plonge dans la détresse, va émaner la dimension sacrée, la dimension transcendante.

La dimension où, cher(e) lecteurtrice tu n’auras nullement besoin de t’excuser pour avoir tellement ignoré l’essentiel de ton être, sinon auprès de toi-même, car personnellement nous ne nous sommes jamais sentis offensés par ta cécité primaire (comment que je me la pète…c’est mon droit de gourou nanméo !)

Toi, moi et l’autre formons cette continuité du nous…

Du je-nous que vous aimerez certainement si vous daignez seulement l’articuler correctement…

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2 réflexions sur “Aimez vous mes je/nous ?

  1. Le pédagogue :

    Il y a des « jeux » dans les mots et il y a aussi des « je », des « tu » des « il » des « nous », des « vous » et des « ils ».
    Il y a également des parfums.
    Parfums où la clarté éclaire l’obscurité, et où l’obscurité s’ouvre à la clarté.
    Des mots au-delà du Temps et de l’Espace.
    Des mots qui appellent à faire de son mieux pour se remplir du Sens, du Lien, du Souvenir de Demain.
    Des mots qui sortent l’être des ténèbres à la Lumière.
    Des mots qui rappellent.
    Mais où est l’écoute ?
    Qui se rappelle du bébé à peine né, qui a appelé sa mère d’au dessous d’elle pour la réconforter en lui disant de ne pas s’affliger, que le Seigneur a placé à ses pieds une source pour boire, et qu’il lui suffit d’agiter le tronc du palmier, pour avoir des dattes fraîches et mûres pour manger ?
    Qui se rappelle d’avant ?
    Qui se rappelle d’après ?
    Flots de pensées.
    Averses d’images.
    Afflux de sensations.
    « Par le soleil et par sa clarté. Par la lune quand elle le suit. Par le jour quand il l’éclaire. Par la nuit quand elle l’enveloppe. Par le ciel et par Celui qui l’a construit. Par la terre et par Celui qui l’a étendue. Par l’âme et par Celui qui l’a harmonieusement façonnée. Et lui a inspiré son immoralité et sa piété. A réussi celui qui l’a purifiée. Et a perdu celui qui l’a corrompue ».

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