Me passe le temps…

letemps

 

 

 

 

 

A quoi pourrait-on résumer une vie ?

Un premier cri, une deuxième dent qui mit un peu plus de temps que la première à pousser…

Un premier mot, source de bonheur intense chez les géniteurs de la chose :  « t’as entendu !!…il m’a appelé maman !!! »…waw , la découverte !!!…il n’allait quand même pas t’appeler Gertrude…comme ça du premier coup. L’initiatique à des règles, des étapes à franchir…

La première trique et les mille et une branlette qui s’en suivirent…c’est très con l’adolescence. Il y en a même qui n’en sont jamais sortis ou sinon avec une grande panoplie de séquelles un tantinet plus grave que des poils sur la paume…

L’école, la maîtresse, les transferts affectifs faisant la navette entre le dedans et le dehors, entre la tétée de maman et les tétons d’une éducatrice pas toujours consciente de la portée œdipienne de son éducation…

Un premier amour…qui ne dure pas toujours quand la dureté n’est pas là où il faut…pauvre homme condamné à se montrer toujours à la hauteur….

Une chanson, générique d’une situation…mission impossible en plus abordable comme lorsque tu fais tes courses dans l’hypermarché du coin…oué y en a même qui se chantent un air de pub, les yeux dans les yeux, le regard mielleux sur un banc en simili bois d’une aire de repos sur une autoroute…Lawrence d’Arabie en version monsieur propre…

Le premier boulot, histoire de glisser un doigt dans l’engrenage pour entamer la grande marche de l’humanité. L’institutionnalisation programmée au dépens du sens même de l’humanité…c’est après qu’on se met à chanter l’internationale histoire de cacher son côté bourgeois même si tout est bon dans le cochon et comprenne qui pourra…hip hip hip…je vous laisse hennir…

La première bière, celle qui vous fait voir la vie en rose à défaut de pachyderme…oui c’est comme ça que vous l’appelez  1561 cannettes plus tard lorsqu’elle a le malheur de passer devant le poste télé lors d’une soirée foot…

Le décès de pépé, des parents, de l’oncle et de la tante, du voisin, de son canari, du chat et de ce collègue un peu con mais que vous aimiez quand même puisque un peu plus con que lui…à votre insu…

Vous pleurez à peine en pensant, un bref moment, à votre propre évanescence…

Puis la vie vous reprend, frénétique, vous demandant chaque jour un peu plus toujours plus vite…de plus en plus vite…

Vous replongez recherchant le fil entre un SMS un Lol et un double solde d’une promo limitée…

Vous rappelez vous seulement de la couleur du ciel ?…de l’odeur de la mer…

Puis viens celle du formol dans un couloir d’hôpital et vous vous retrouvez nez à nez avec  les yeux humides d’une infirmière avide de yaourt et avec votre bouteille de sérum qui insuffle en vous les dernières gouttes d’une vie qui vous résume au songe d’un mort…

On vous change la dernière couche…

Et c’est là que vous vous posez une dernière fois cette question …

A quoi pourrait-on résumer une vie… ?

Bon ! j’ai fêté mon anniversaire le 12/12/2012, une date symbole…de quoi ? je n’en sais fichtre rien  et la réponse à ma question, rassurez-vous, était de loin beaucoup plus sereine que le résumé précédent…

Je vous aime…qui que et quoi que vous soyez….

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11 réflexions sur “Me passe le temps…

  1. Non! la vie ça ne peut pas être que ça … ça c’est l’histoire d’un renoncement. Il faut savoir essuyer ses lunettes, le ciel est bleu la plupart du temps. On s’en fout tellement des promos … et les pèles on se les roule à tous les rayons. Ils sont où tes crayons de couleurs ?

      1. Tout le plaisir fraternel est pour
        moi, kb.

        Ton cadeau en retard :

        Interroge l’absence

        assiège le silence

        sur un arbre
        nait la mort,
        le poème

        PS: de mémoire et pardon
        pour l’oubli textuel.
        Il est de M.H.

  2. … le rouge et le noir 🙂 … et je me souviens qu’il t’est arrivé de mettre la main sur une palette toute en nuances pour colorer ton réveil matinal… Si on résume la vie aux 3 couleurs primaires c’est vrai qu’on oublie les combinaisons infinies qu’elles nous permettent… mais quel est le ton de la résignation ? Peut être peut on la reconnaître à son goût amer et à son odeur ?… celle de la peur ? … le soleil s’élève doucement à travers ma fenêtre, je résume mes émotions les plus intimes par petites touches sur mon clavier et je souris aux jours qui sont devant moi. Ils sont autant de feuilles blanches, avec les 4 coins de leur limite, mais tout un espace au milieu pour dessiner, barbouiller … orchestrer des mots qui s’envolent vers les oreilles divines d’un destin, si enchanté de cette musique, qu’il me compose un dernier acte à la hauteur de mes talents. La vie, on le sait, n’est pas une condamnation à perpet, tant qu’on ne met pas ses rêves dans le formol … un lampe n’est rien sans un génie 🙂

  3. S’il fallait, si l’on pouvait résumer la vie, ce serait en ce seul mot: « Vis! ». Le reste nous échappe!

    Bon anniversaire!

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