Ejusdem farinae…

Chers bons hommes et femmes bonnes qui fréquentez assidûment ce blog dont l’attitude, autant que l’altitude, d’esprit vous donne si souvent le vertige. Je sais bien qu’en lisant mes hauts enseignements il vous arrive de vous prendre pour des pâquerettes naines, des légumes lobotomisées et autres manches à balais rongés par les mites de l’intérieur.

Aussi je tiens à vous rassurer. Vous n’êtes pas les seul(e)s à vous questionner  sur le sens de votre horrible chose et l’essence de votre être difforme. Moi qui phosphore comme milles boites d’allumettes il m’arrive aussi, très humblement ceci dit, de me poser parfois presque les mêmes questions que vous…à la différence près que l’encéphalogramme de ma bulbeuse phosphorescence ferait office de plissement hercynien devant la platitude du votre…bref les alpes devant le désert de gobie dont la soif que cela vous procure vous pousse à gober goulûment mes merveilleux dires…

Je me souviens d’un livre de Vercors – les animaux dénaturés – où il était justement question de ce grand questionnement s’attaquant, en même temps qu’à l’hermétisme de votre esprit, à la place de l’homme dans l’univers qui, je sais, résonne en noir sidéral dans le néant de votre boite crânienne…

Le livre en question, et si je redonde ainsi c’est juste pour souligner l’étendue de cette question, commence par cette citation de de D.M Templemore (manque juste harry potter mais ça c’est encore d’autres souvenirs…plus récents) :

« Tous nos malheurs proviennent de ce que les hommes ne savent pas ce qu’ils sont, et ne s’accordent pas sur ce qu’ils veulent être ».

Une citation qui révèle en quelque sorte l’ambivalence du questionnement à propos de l’homme vu que l’on se place de fait dans cette fameuse situation d’encadreur encadré, juxtaposant ainsi deux plans qu’aucune loi rationnelle ne vient mettre en corrélation. D’une part, les hommes n’ont pas l’intuition de ce qu’ils sont et d’autre part, c’est à eux de se définir mais ils n’y parviennent pas vu que chacun ou presque détient sa propre définition de l’homme.

Ainsi mon collègue de droite, abdel, à qui j’avais posé la question voit l’homme comme une mouche à la mémoire aussi éphémère que  la vie de l’attribut du sujet…le sien en l’occurrence puisque, d’après ses propres dires vantards, sa femme l’appelait « ma ‘tite bite » dans l’intimité. . Une vision que ma collègue de droite à qui j’avais posé la même question mais en la répétant quand même au moins trois fois, semble partager même si son sujet se conjugue et  certainement de plus agréable manière que celle de l’affreux Abdel,  à ces autres attributs qui font que même en philosophie, la femme reste toujours un sujet sur lequel on aime toujours bien s’étendre (ça me démangeait de la placer celle là )

Pour ma part j’achoppe grandement sur le fait que l’homme ne puisse se décliner qu’au présent. Je resterai enclin à prétendre que ce n’est là qu’une infime partie de ce qu’il pourrait être. L’enfermer ainsi dans cet espace-temps volatile par essence, le réduirait grandement à passer à côté à côté de son avenir….

Chers abonné(e)s absents, pour vous rassurer encore un peu plus sur la perfectibilité de votre particule je vous avouerais sans honte que mon passé est aussi jonché de chausses trappes, d’oubliettes fangeuses, d’actes inavouables, de sombres alcôves et autres monstrueux méfaits sur lesquels la mémoire ne peut que bâtir une lourde chape pour les empêcher de remonter à la surface et altérer la brillance de mon attribut de luciole …mais il est vrai  que malgré tout, je reste très brillant dans le noir présent

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