A vous, mes autres pareils différents …

« l’identification à un autrui qui n’est pas seulement un parent, un proche, un compatriote, mais un homme quelconque, du moment qu’il est homme, bien plus : un être vivant quelconque, du moment qu’il est vivant »
JJ. Rousseau

C’est ce genre d’identification, basé sur l’EGARD,  qui pourrait encore proposer à l’humanité d’aujourd’hui le principe de toute sagesse et de toute action collective.

Cependant ne « catégorisons » pas l’égard dans un carcan de « retenue » qui préserve négativement l’autre  des empiètements et des encombrements que nous ne risquons que de trop lui infliger

Et voyez vous,  notre pertinence apparente ne prend une réelle allure  que par notre façon d’aborder les choses…un peu à la manière de pèlerins sur le chemin de St Jacques de Compostelle parcourant les derniers mètres à genoux, une façon comme une autre de personnifier l’insignifiance de l’être devant l’étendue du savoir.

Ceux qui s’attachent aux « noms » en criant « mon nom ! mon nom ! » par dessus tout devraient sans doute éduquer leurs regards afin de ne pas tomber dans le piège de l’enclavement dans un palindrome réducteur limitant le champ d’investigation de la communication « sociale » (dans son aspect « humaniste ») à un parterre narcissique.

Peut-être seulement alors, donneront-ils tout son sens à ce dire de Cratyle

« Ce n’est pas des mots qu’il faut partir, mais, pour apprendre et pour chercher le réel, c’est du réel lui-même qu’il faut partir bien plutôt que des noms »

Cher lecteurtrice, (formule empruntée à Tata Zoubida conformément à la loi du 16 mai 2007 qui autorise tout internaute à utiliser une unité lexicale précédemment émise à condition d’en citer la source)

Aussi profond que soient les questionnements et aussi sincères que soient les volontés d’apporter quelques Lux de clarté mathématicienne aux vérités apparentes, lapalissades du monde, convictions authentiques et assimilés, il n’en demeure pas moins, enfoui dans ce fatras de pulsations d’ondes électromagnétiques qui font le réel, une part d’intangible, d’incompréhensible et d’émotionnel qui contradictoirement donne toute sa cohérence aux choses d’ici bas et qui nous différencie dans la jouissance de notre statut «humain» d’un programme cybernétique ultra élaboré.

Dans un tel contexte si précautionneusement préambulé je ne penserais pas faire montre d’esprit aventurier en affirmant que le NOM est un de ces éléments insaisissables, qui d’apparence ne pèse pas lourd dans la diachronie des choses et qui pourtant peut englober à lui seul toute l’étendue infinie que puisse parcourir l’esprit pour définir la dimension du monde tangible.

Le NOM est le premier synonyme de la « conscience »

Rembobinons le film !

Au début …j’étais moche…non ça c’est Alice Sapritch dans sa pub pour les fours autonettoyants

Reprenons

Au début il y avait le chaos…même le rien tel que nous le concevons (concevoir est-il nommer ?… continuez à suivre nos passionnants épisodes et vous découvrirez la réponse) n’existait pas.
Puis, comme ça, tout à coup, soudainement (ce qui à l’échelle sidérale représente quand même quelques milliards d’années) émergea, doucement, amoureusement une lueur synchrone…la première conscience. Celle dont découlera tout le reste et qui englobe en même temps tout ce reste…celle qui EST tout ce reste…celle qui se fit nommer DIEU par tout ce reste (putain ! j’aurai du me faire moufti) .

A la disposition donc de cet entité, une infinie quantité d’énergie qu’est le chaos et comme sans doute vous devez être capable de le concevoir, la nature première de la conscience est de concevoir…et en premier (normal puisque là on est dans la première conscience) de se concevoir elle d’abord par rapport au reste…mais quel reste puisque rien (le rien y compris) n’existe encore…bien compliqué que tout ça n’est-ce pas ?

Bon à ce stade narratif il pourrait vous sembler que ma façon de faire n’est sans doute pas très académique par le niveau linguistique utilisé mais je vous rappelle que le feuilleton Mzabi.com est suivi à partir des quatre continents (et par quelques incontinents aussi) et dont la compréhension des subtilités de la langue de Molière varie  de 1 à 100 à l’échelle de kb. Aussi ai-je travaillé au corps ce post pour le rendre digeste par une tranche d’âge qui a permis à Michel Sardou  de se tailler un nom dans le monde de la chanson en faisant courir l’amour dans un couloir d’hôpital.

Je disais donc que cette première cohérence pris naturellement conscience de sa différence par rapport au reste, mais quel reste ? Le chaos, l’innommable puisque ne possédant aucune structure ? et c’est là toute la subtilité de la chose, tout l’extraordinaire, le beau, le sublime, l’ultime qui fit naître cette série d’émotions pures, puisque non réflexives et n’admettant encore aucun contraire et qui donnèrent ses premiers noms à cette conscience universelle…

J’ai nommé l’amour, à l’origine de tout acte de création et tant pis si la date de ce billet coïncide avec celle de la St Valentin car je ne réduirais jamais ce merveilleux sentiment au résidu de sa commémoration annuelle…telle que pour une chose éteinte depuis longtemps…

Valentin c’est juste un nom, et si je m’appelle mzabi je peux être vecteur d’amour autant que n’importe quelle sainteté du nom…non?…

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