L’âme du monde…

J’étais en train de relire l’alchimiste de paulo cuelho et étant d’une nature très encline au mysticisme, (je sais que vous ne me croyez pas, mais bon je ne vais pas en plus de vous demander de devenir intelligent de devenir aussi crédule) je me pris d’une tendre rêverie à m’imaginer traversant le désert pour accomplir ma légende personnelle…

Pourtant, à ma manière, pour avoir si souvent dialogué avec les arbres, le vent, les concierges, et les galets des rivières…si si si (trouvez l’intrus), j’appréhendais d’une bien juste façon  ce que paulo résumait sous le nom de l’âme du monde. J’ai toujours su écouter mon cœur pour transcender le rationnel et pénétrer l’antre du « mektoub » où l’infiniment grand – dont seule la bêtise humaine pouvait se vanter d’en égaler l’idée – venait se mêler à l’infiniment petit pour lier toute chose. Aussi bien le vol de l’oiseau au silence qu’une pierre du désert à la mère lointaine…

Oui je possède cette intuition ou plutôt cette intussusception de l’inaccessible; cet engendrement par le logos, rendu possible par un coeur plus perméable…vous ne comprendriez pas de toute façon si ce n’est, peut-être, par la parabole suivante qui ramène les choses à la juste mesure de votre portée…et encore je suis optimiste…

Une femme dit à son fils grandissant dont elle devinait le besoin impérieux d’aller s’encanailler : fais bien attention à te protéger mon fils. Tu sais bien qu’un vilain  mal nommé sida s’introduit par les chemins humides de l’amour pour décimer la grande tribu des gens qui s’aiment. Si jamais ce mal s’introduit en toi, je sais –pour passer mes longues insomnies à écouter ce que m’apporte le silence de la nuit-   qu’il s’introduira, en même temps que toi, dans notre gracieuse servante et que par elle, il remontera la canne pécheresse de ton père, dont je n’arrive plus à satisfaire les élans, pour s’introduire en moi. De moi il remontera le savoureux attribut du voisin avec qui je suis en conjugaison depuis un moment déjà. De la il ira s’introduire dans ce temple d’amour qu’est ta soeur pour aller ensuite décimer tout le village…

Oui…toute chose est liée. Tout commencement s’enchaîne inévitablement à une fin. comme le chant de l’oiseau s’enchaîne au silence, comme le tremblement d’une feuille raconte le vent. Tout comme l’horizon, s’enchaîne à la fin et au commencement, au ciel et à la terre, comme notre dualité où s’enchaîne dans une alchimie de l’être notre moi entre esprit et matière ne sachant où commence l’une ni où se termine l’autre…sinon que tout commence et tout finit dans l’âme du monde…

ps: l’alchimiste de Paulo Cuelho reste un des meilleurs contes philosophiques qu’il m’a été donné l’occasion de lire

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12 réflexions sur “L’âme du monde…

  1. Cher Kb, si ce monde à une âme, elle ne serait rien sans celles qui soient aussi bonnes comme la tienne !

    Je te nomme Ambassadeur suprême de l’âme du monde afin que revienent sur le chemin de la cohésion toutes les âmes égarés de nos pairs , et qu’elles fassent que le destin soit meilleur….

    Que la paix soit avec toi…

    Benji…ton frère égaré !

  2. Je ne sais pour quelles raisons obscures je me suis mise à penser en te lisant à cette blague que j’ai d’ailleurs oubliée et pourtant dont le couplet suivant continue à trotter dans les limbes de mon esprit:
    « kabilan »/ « lanabilo » :)))) va savoir de quelle source j’ai bu en cette veille du Nouvel An.
    Bénie soit l’âme du monde!

  3. Bénie soit l’âme du monde…celle des enfants de monde.

    De mon enfance, je n’ai pas gardé que des traumatismes, ni qu’ils ont défini ma vie…et même si c’était le cas…que seraient mes plaintes comparées à celles de millions d’enfants de ce monde de jadis et d’aujourd’hui… beaucoup moins chanceux que moi ?

    De mon enfance, j’ai pourtant gardé quelques souvenirs intacts, et surtout une empreinte dans l’âme, celle de la bonté qui habite tous les enfants, cet instinct extraordinaire avec lequel ils viennent au monde, cette innocence, cette pureté, cette générosité et surtout… cet incroyable courage dont ils font preuve pour surmonter la vie…contrairement à ce qu’on croit, les enfants endurent bien plus que les adultes, ils encaissent sans savoir se plaindre ou se défendre, et ils persévèrent…tout en découvrant à chaque jour les imperfections de la vie, ses horribles injustices et même la cruauté pour bon nombre d’entre eux.

    De mon enfance, je ne me souviens ni de mes cheveux frisés qui descendaient sur mes épaules, ni de mes habits fiers de me porter et non le contraire, ni même des nombreux cadeaux que tout adulte à vainement cherché à me faire pour me corrompre ! non, rien de cela ! je ne me souviens que de la morsure de cette abeille sur mon gros orteil, j’ai tellement pleuré, tellement souffert…et puis le jour de mes oreillons, horrible, cruel.. et je n’avais encore rien vu…les coups et blessures accidentels se sont succédé sans jamais arriver à m’endurcir ! je n’avais de sentiment d’autorité.. fausse pourtant.. que sur mon chat et mon chien.. et même que je suspectais ces deux là de haute trahison en permanence..bon c’est vrai jamais en ma présence…et moins pour le chat…qui lui est resté humble…mais faut dire que c’était pas un chat comme les autres, il était très noble, sûrement un maharadjah réincarné, il en avait de l’allure…

    Bref, Freud a de quoi être figé dans sa tombe, il n’a rien connu de l’enfance pour vouloir en faire le terreau du péché originel, le berceau du crime et de toutes les déviations humaines ! non, l’enfance mon bon vieux Sigmund, c’est l’âme originelle de ce monde, celle pour qui le soleil se lève puis se couche le jour, pour faire place à la lune et aux étoiles la nuit. c’est uniquement grâce à eux que nous sommes encore là, et s’il n’y avait pas eux, la terre nous aurait bouffé, nous adultes, engloutis, mis en pièces, que lui donnons nous à cette terre qui nous a tant donné pour qu’elle nous garde debout avec notre orgueil, notre vanité, notre ingratitude ? qu’ils soient nôtres, ou ceux des autres, les enfants de ce monde sont les juges et témoins de notre perdition, ils nous pardonnent certes car nous aiment plus que nous les aimons, et finissent même par épouser nos thèses tordues pour ne pas nous perdre…jusqu’à ce qu’ils se perdent avec nous…

    D’où l’eternel échec de l’âme du monde à se réhabiliter…

    Enfants de ce monde, que le malheur emporte ceux qui vous veulent du mal, que la malédiction s’abatte sur vos assassins, ceux qui vous affament et ceux qui vous volent à vos parents, ceux qui vous exploitent et ceux qui profitent de la sueur de vos corps fragiles, ceux qui s’enrichissent et vous maintiennent dans la misère et la soumission, ceux qui vous privent de liberté et ceux qui vous interdisent la dignité. Enfants du monde, ne croyez plus les adultes de ce monde, sauf les sages et ils sont bien rares, ne vous laisser pas tromper comme nous l’avons été, nous vous supplions de rester parmi nous, vous le savez, nous sommes perdus et n’avons plus rien sauf vous et votre immense bonté..

    Enfants du monde, ce monde vous appartient, et il n’appartient qu’à vous de le ramener sur le droit chemin…aidez nous par vos prières, elles seront exaucées…je sais que vous m’entendez. amen.

    Benji…l’enfant.

      1. ben quoi ! on a bien le droit de remonter le temps une fois de temps a autre…et nous remémorer l’époque ou on était des anges !

        mille babord ! 🙂

      2. Oui mon grand t’as tout à fait raison…faut dire que pour moi les remontées se font de plus en plus dans la douleur…ça me fait comme l’effet d’un un suppo…
        Chui fatigué benji, vraiment fatigué. J’ai envie de laisser tomber tout ça et de vaquer à ma petite vie de jeune premier dans le beau rôle du troisième âge.
        Je viens de m’acheter un chapeau de paille et une canne à pêche dernier cri avec moulinet à détection électronique et amortisseur de vibrations parasites…
        Je passerai mes journées à méditer au bord de l’eau avec le bruit des vagues se brisant sur la grève comme douce mélopée du temps qui coule. Je rêverai de sirènes, d’ondines qui ne sentent pas le botox . Je raconterai aux oiseaux mes rêves d’enfant qui ne s’est jamais résolu à vouloir grandir. Je parlerai aux étoiles de mer de cette femme que j’ai tant aimé et à qui je n’ai pas su vraiment le dire .. je rêverai benji, je rêverai, enfin libéré du poids du monde qui ne m’a jamais rien demandé en attendant que vienne me cueillir la grande faucheuse. Je la suivrai sans rien dire, la paix dans l’âme et dans les yeux l’immense amour pour ceux avec qui j’ai eu l’honneur de partager mes brèves moments d’existence…
        Ce blog terminera sa route ce 31 décembre ! ainsi soit-il !

  4. oh mon dindon Kb, c’est tellement mignon quant tu te plains ainsi ! on a envie de t’embarquer sur la banquette arrière et t’emmener à la plage, t’acheter une glace…le hic, c’est qu’à peine arrivé sur les lieux, tu nous faussera compagnie et notre glace avec…pour aller mettre ton nez dans les rassemblements de nanas en simili string jouant au volley ball ! :))

    bon si tu veux prendre une pause… te gêne pas mon dindon… faut dire que tu l’as amplement mérité comme nous tous d’ailleurs ! on est tous fatigué de ce monde fatiguant tu sais ! et ce n’est pas tant notre liberté et capacité d’expression qui en est la cause, mais plutôt la liberté et capacité de nuisance de ceux qui s’expriment à notre place ! comment ne pas être malheureux ?! l’être humain ‘moderne’, en plus d’être écrasé par le poids social, celui du travail, ceux économiques et financiers, et ceux de l’histoire tordue qu’on se partage, son combat pour la survie devient mental, psychologique, idéologique, spirituel…, l’oxygène nécessaire à sa survie ne s’est jamais fait aussi rare n’est-ce pas !

    et donc t’inquiète mon dindon pour les jours à venir… quant on a plus d’un tour dans son sac comme toi, quant on a fait provision sa vie durant de la nourriture de l’âme et de l’esprit comme toi, et quant on possède encore mille et un charme à faire valoir auprès de ces dames…:) on ne peut vivre que pleinement sa retraite…c’est souvent d’ailleurs l’occasion pour changer de ‘carrière’ et en commencer une qui colle mieux à qui l’on est…

    là ou je ne te garanti rien… c’est qu’avec ton nouvel attirail dernier cri pour pêcheurs de gros poissons, tu n’ailles perdre des journées entières au bord de l’eau…espérant ramener quelques baleines grises et un ou deux cachalots..et revenir bredouille ! 🙂 accroche toi mon dindon, et profites plutôt de balades santé en bord de mer…et une petite pêche de temps à autre, je t’assure qu’il y a encore de bons bars (loups) à pêcher pour qui apprends et utilise les bonnes techniques !

    et donc prends soin de ta santé mon dindon… et reviens nous avec un blog aux couleurs et motifs de la mer, et pourquoi pas quelques clichés de tes trophées ! 🙂

    ton dindon cousin benji ! 🙂

  5. Kb ! sache pauvre dindon déplumé que tu n’ira nulle part sans que tu sois tracé par mon GPS embarqué sur un drône dernier cri gracieuseté de son excellence Angela Merkel qui le destinais à l’origine au cul de Sarko…(elle en a commandé un autre plus sophistiqué cette fois-ci et m’a légué le premier 🙂 )

    ferme ta boutique si ça te chante pour des vacances prolongées, mais si par malheur tu décidais de te départir du fond de commerce, tu nous trouvera tous (tes lecteurs admirateurs) au tribunal de 1ère instance du coin…en ayant pris soin de corrompre le tutti quanti afin de te remettre sur la voie de la raison !

    allez que la paix t’accompagne mon dindon !

    et arrête de sousestimer l’amour qu’on a pour toi ou l’estime qu’ont beaucoup d’admirateurs non commentateurs…

    et dis toi aussi que celle pour qui tu continue de pleunicher n’a jamais arrêté de songer au suicide pour avoir loupé le dindon de la farce, le prince Kb qu’elle avait trop honte d’aborder en toute franchise…car de calibre bien plus élevé que sa cervelle de moineau !

    et puis fais pas chier, tu ne va tout de même pas te construire une cage et t’y enchaîner le restant de ta vie rien que pour cette femme qui t’as fait bouffer tes vieilles godasses et fais pitié de toi auprès de toutes les connasses !

    bon je la connais pas, c’est peut-être une bonne personne…mais jamais ô jamais aussi bonne que toi ! et tanpis pour elle !

    bon j’arrête mes PS… et te souhaite une fin d’année tellement joyeuse et heureuse…c’est ce que tu mérite en réalité tête de noeud !

  6. Quand je remonte dans ton temps, je me dis que ça fait un bail que tes pas t’ont conduit dans le désert. Régulièrement tu t’assois sur le sable pour reprendre ton souffle, surement parce que tu ramasses trop de petits cailloux … instinct de conservation … mais de quoi ? Du petit poucet qui est en toi ? A chaque fois tu te dis j’arrête là, épuisé ! Forcément avec ce poids dans tes poches … et l’idée que tu devrais peut-être rebrousser chemin. Pourtant tu continues, les jambes lourdes, tu veux renoncer mais tu ne peux pas … on ne renonce pas à sa légende même si on ne s’aime pas assez pour être sur qu’on la mérite.
    « Mon coeur est traître, dit le jeune homme à l’Alchimiste. Il ne veut pas que je continue.
    – C’est bien, répondit l’Alchimiste. Cela prouve que ton coeur vit. Il est normal d’avoir peur d’échanger contre un rêve tout ce que l’on a déjà réussi à obtenir.
    – Alors, pourquoi dois-je écouter mon coeur ?
    – Parce que tu n’arriveras jamais à le faire taire….»

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