Tout futur est destiné à passer…

« On ne peut parler de destin qu’une fois le futur passé »

Ramsès II dans une conférence de presse

Avec toutes les involutions qu’est en train de subir le monde il est bien normal, ma bonne dame mon bon monsieur,  que l’on se pose des questions à propos de notre futur. Bon, c’est bien vrai que ce questionnement ne va quand même pas jusque dans les strates interrogatoires de l’existentialisme mais voyez vous, nous n’avons plus beaucoup de temps pour l’ergotage philosophique alors que la marche du monde s’accélère à des besoins de plus en plus consuméristes.

 

Un tiens valant mieux que deux tu n’as pas (c’est désopilant de voir comment je me consumérise aussi) je vais donc aller vite pour vous exposer le fond de ma pensée au risque de dire des âneries mais qui n’en dit pas de nos jours n’spa ? C’est même devenu à la mode d’en dire. Et d’ailleurs les âneries on ne se contente plus de les dires : maintenant on les fait aussi…rappelez vous l’épisode DSK, ferry (pas Jules l’autre)…etc…

 

Tant qu’a faire prenons l’âne par la queue ( le taureau et les cornes qui vont avec ayant répandu leurs entrailles- engeance divinatoire- pour que je puisse vous y lire « LA » destinée avec un grand dé) et ergotons un peu sur ce qui tend à densifier le destin…enfin quand je dis densifier c’est plus dans l’optique de donner de la consistance au concept sur lequel s’opposent encore bien des avis le plus souvent contraire (je sais…je plais aux nasmes)

En fait ce n’est pas du tout ce que je voulais dire. Peut-être même qu’il était écrit quelque part que je n’en dirai rien et que je continuerai ma petite marche tranquille vers mon futur ou plutôt un de mes futurs car oui nous en changeons à chaque décision que nous prenons comme on changerait de culotte…enfin pour ceuxcelles qui décident de changer de culotte de temps à autre….

En fait (là c’en est bien un autre) nous avons tous la capacité de voir un petit bout de notre destin…enfin notre destin proche. En fait (pas très différent du précédent) là j’assimile destin à « futur » qui à en apparence la même forme, la même couleur, la même odeur mais est beaucoup plus grand que le destin puisque le futur est doté d’un détendeur nommé probable.

Vous êtes sur le point de traverser la rue : vous regardez l’autre côté et que voyez vous hein ? ben votre futur proche puisque vous n’y êtes pas encore et que bientôt…dans 10, 20, 30 secondes…vous y serez. N’est-ce-t-il pas merveilleux cette faculté ?? hein ?

Vous mettez le pied sur le bitume encore chaud par la douce caresse des rayons d’un soir d’été pour aller vers vous-même comme le chante le cantique des cantiques (viens, va vers toi-même) et c’est là que destin déboule à grande vitesse dans un camion sans freins pour vous emporter vers un futur probable que vous n’attendiez sûrement pas mais qui lui vous attendait bien au tournant

Moralité : ne pas faire de son « futur » destin avant de ne l’avoir tué.

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2 réflexions sur “Tout futur est destiné à passer…

  1. 3 minutes et 30 secondes…

    …c’est ce qu’il a suffit, comme temps d’angoisse et de peur, pour plonger la vie de nombreux passagers du vol Rio-Paris, en 2009, vers l’au delà. 3 minutes et 30 secondes où le futur des passagers bascula vers une fin tragique, une destinée intempestive, inatendue et pourtant… probable ? Quid du Détendeur ? Sondes de Pitot givrés amenant un flot de données biaisées vers l’ordinateur du bord et corrompant par suite le pilotage automatique. Le pilote ? de retour de pause, il a enclenché une mauvaise manoeuvre : au lieu de piquer, il redresse… quoi du plus logique ? et pourtant, il fallait piquer pour redonner à l’avion de la portance. Le rapport, en définitif, souligne que 95 % de la responsabilité incombe à l’équipage. C’est quand meme terrible que le facteur humain soit responsable de l’accident. Destin ? futur probable ? ni l’un ni l’autre. Accident malheureux et tragique. Je pense aux familles endeuillées.

    Ils étaient une bande…

    …d’amis, partageant leurs vacances et ayant décidé, en cette belle et ensoleillée matinée là, d’aller se payer un resto et casser la croute ensemble. On prend la voiture ou les motos ? On prend les motos. On arrive et on s’attable. On déjeune et on s’encanaille. On se paye un dernier baby foot avant de prendre la route du retour. Comme la meute, il y a toujours un leader naturel qu’on suit au gré du vent et des lacets de cette départementale sinueuse. Le leader fonce et rejoint lui aussi l’au delà. Putain de camion, a chanté Renaud et Coluche est toujours vivant. Le doute subsiste quant au détendeur ? une autre histoire…

    A quoi tient une vie ? A quoi tient le fil d’un reve éveillé ?

    Jamais deux sans trois ? Pour l’esprit du printemps marocain, j’attendrais, pour ma part, pour avoir assez de recul afin faire le point et voir si vraiment la communauté des brigués n’aura jamais son destin en main ou bien est-elle née libre pour ne pas vivre libre. Rien ne sert de hater le court de l’Histoire. L’agenda du pouvoir s’en charge déjà…

  2. Dima, c’est d’un pied allègre que tu nous bottes en touche la fatalité d’un billet qui n’avait aucune intention « fataliste ».
    Le dénouement tragique n’est quand même pas la fatalité de tout destin, cependant je ne sais par quelle alchimie l’esprit humain en arrive à revêtir des haillons du funeste toute destinée…sans doute l’inévitable de la mort
    Il est intéressant de noter que les belles choses et les bonheurs que nous procure la vie ne sont jamais les éléments incitateurs de réflexions ou de projections mais sont bel et bien le fruit de notre fait, comme si nous l’avions bien gagné, notre paradis…Alors qu’un événement douloureux — et c’est bien normal — ne se mérite jamais…
    Ainsi donc si j’ai bien compris ton message Il n’y aurait donc pour toi pas de fatalité, il n’y a que des conséquences… En ce sens, ton déterminisme se rapprocherait dans sa conception empirique de la formulation connue « Les mêmes causes produisent les mêmes effets » ; par déduction, puisque « le plus petit changement écarte de grands malheurs », ce même déterminisme s’oppose à l’idée fataliste, qui, quelles que soient les causes, reste dans l’immuable…
    Moué, c’est là l’éternel débat sur le libre-arbitre qui offre au sujet le choix sauf que très souvent c’est ce même libre arbitre, comme dans les exemples que tu nous apportes, qui conduit à cette fatale destinée

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