Un syphon phon phon…

Entre bonheur et malheur, on passe sa vie à la rêver en coulheur…

Mais au dela du rêve qui parfois nous expose à bien des déceptions sans doute est-il parfois autant opportun d’accepter ce qui est

Accepter ce qui est , introduit dans notre quotidien une dimension sacrée…
Sacrée parce que le petit moi, inscrit dans sa dualité d’attraction/répulsion, meurt à lui-même pour renaître, Un, dans l’éternité de l’instant…

Sacrée parce que se révèle alors un rayonnement particulier de l’être, enfin transparent à son Etre essentiel qui est sans attente, sans attache…

Dans nos vies agitées où foisonnent les bimbloteries de plaisirs, nous courons inlassablement après ce qui pourrait nous combler, en oubliant que « combler » veut aussi dire « obstruer »

c’est vrai qu’il existe ce qu’un illustre compagnon à l’esprit de sel qui souvent m’a rit au net appelle communément le siphonné…

celui qui comblé ou obstrué forme un entonnoir dans lequel on déverse et qui redistribue

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14 réflexions sur “Un syphon phon phon…

  1. Le bonheur de N. ne pourra valoir que mon malheur aussi loin de ses yeux

    Il me faut avouer que j’ai longtemps accepté ce qui est mais j’ai aussi revé de ce qui sera

    Ne dit-on pas que les personnes déracinées longeront toujours les coulheurs de leur ruisseau natal

  2. ben je me suis basé sur ton adresse Email…pas de ma faute si t’en change à chaque fois…sinon najoua te vas bien 🙂

  3. Je le préfére à l’entonnoir lobotomisé et non moins sacré à tes yeux 🙂

    Pardon pour l’erreur, indulgent que tu es…

  4. KB ta sagesse t’honore. « Accepter ce qui est » est un grand enseignement que ton ami indien, Swâmi ne renierait pas. Image idéale où seul compte l’Instant débarrassé des émotions et projections personnelles. Pour l’atteindre avec ce rayonnement dont tu parles, sans doute faut-il plus qu’une vigilance quotidienne irréprochable…des années d’effort.

    Mais….Si un siphon siphonné et obstrué est contraint de déverser ses propres eaux par ingurgitation de « produits corrosifs » et de manche à balai, il a le droit de dire Non à la contrainte. Cela aussi c’est accepter ce qui est. Car tout EST.

  5. Kb 🙂
    Si tes têtes sont faites d’or dur, si des versets citaient l’illusion du temps, ta miraculeuse cécité ouvre enfin l’horizon de l’instant par tes mots dignes des nos amis mages.
    Signé en tailleur : l’âme image

  6. ah marinha !qu’il est parfois difficile de dire « NON » !…

    nous sentons bien que la proposition qui nous est faite, ne nous tente guère ou qu’il nous sera difficile de satisfaire pleinement cette demande. Nous percevons assez finement que le « OUI » que nous allons prononcer ne sera pas très sincère, qu’il réveillera en nous un malaise, une irritation, parfois même un bouillonnement que nous dissimulerons au prix d’une énorme dépense d’énergie. pourtant, malgré la justesse de nos perceptions, de notyre intuition, une sorte de magie mystérieuse va faire éclore sur nos lèvres la fleur d’un « oui ». une fleur au parfum un peu âcre mais que l’on saura adoucir par quelques bonnes manières

    plus ou moins rapidement, nous aurons les effets de cet arôme pervers…

    il est parfois de très subtiles pollutions que nous mettrons longtemps à identifier, car pour nous, l’hostilité ne peut venir que du dehors…

    nous commettrons peut-être sans le vouloir, une erreur, un oubli dont la présence aura valeur d' »acte manqué » révélant notre désaccord profond. Souvent, d’unemanière ou d’une autre et la plupart du temps inconsciemment, nous ferons payer à l(autre cette intrusion dans notre désir, dans notre intégrité. enfin et cela n’est pas la moindre conséquence, notre corps, en désespoir de cause, manifestera lui même sa désapprobation par des douleurs, des tensions ou des maladies…d’après ce que j’ai pu glaner à travers différentes lectures à propos de troubles psychosomatiques

    cala pourra se dire à travers une angine si cette contrariété nous est restée en « travers du gosier » ou par des lombalgies, si nous en avons « plein le dos »! combien y a t-il de dos minés chez les dominés Marinha?

    A plus ou moins long terme, il y aura donc conflit avec l’autre ou avec nous même, le plus souvent avec les deux

    lorsque il nous est demandé de nous expliquer sur cette fâcheuse tendance du « OUI » contraint, nous répondons presque toujours que notre grande sensibilité et notre non moins grande générosité nous amènent à ne pas souhaiter, à ne pas pouvoir blesser l’autre.Dès que, dans une démarche personnelle, nous avançons vers moins de complaisance envers nous même, nous prenon sconscience que ce que nous redoutons le plus, c’est d’être rejeté, d’être abandonné, de ne plus être aimé. Nous voyons que c’est la peur de ce risque majuer du désamour, qui nous fait étoufferla libre expression de notre ressenti. Malheureuesmùent, nous apprenons à nos dépens cette triste loi relationnelle: « la peur du conflit engendre le conflis ».

    lorsque, teintée de tout notre désaveu, s’épanouit cette orchidée noire du « oui », nous pourrions peut-être l »écrire « ouin » à la pointe de chacun de ses pétales à la couleur du « non »

    « OUIN » !

    apres l’on s’étonne Marinha qu’il y ait des pleurs 🙂

    désolé d’avoir tardé à répondre mais j’ai quand même pris grand soin de faire murir cette idée du non avant 🙂

  7. Pour moi, le oui à notre non ou le «ouin» exprimé ou arraché, le plus souvent dans des moments de faiblesse, n’est autre que synonyme de viole ou prostitution.

  8. et pourtant lorsque l’on enfante nous donnons un nom pour un oui à la vie…mais c’est vrai que là j’ai onomatopé le NON

    Nous considérons à tort le NON comme une négation du OUI ou plus prosaïquement dit, son contraire…il en est juste une absence que l’on peut transgresser. Vu de manière plus manichéenne et en tirant un peu par les cheveux (j’aime bien violer la pensée)on peut assimiler le oui au bien et le non au mal et que le bien tout comme le oui aura toujours une supériorité sur le mal car on peut éliminer un non par contre pour un oui il n’y a rien à éliminer puisque il est le logos même du consentement…

    et là ou le mais module le oui, il ne fait que rendre encore plus catégorique le non, car avouez que « oui…mais » et « non mais! » ne ramènent pas au même point d’équilibre..mais pour ce que j’en dit…

  9. l’autre jour j’ai demandé à mon plombier s’il n’était pas fatigué de me siphonner le porte monnaie et il m’a répondu aimablement : ouon. c’est comme ça que j’ai compris qu’il me prenait pour un couon…

  10. lorsque teintée de tout notre désaveu, s’épanouit cette orchidée noire du « OUI », nous pourrions peut-être l’écrire « OUIN » car la pointe de chacun de ses pétales à la couleur du « NON »..

    « OUIN » ?
    Etonnons-nous qu’il y ait des pleurs ! 🙂

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