« Corrigez moi si j’me trompe ! »

Je n’ai jamais beaucoup aimé les abonnés à cette indigente rengaine, témoignant une flatulence d’esprit où la certitude du propos frise l’ânerie du préposé émetteur chez lequel toute lueur de bon sens se voit irrémédiablement vouée aux abonnés absents.

Que de fois ne l’ai-je entendue dans la bouche d’un doucereux étalant son incommensurable bêtise, débordante du sombre tabernacle d’un ego surdimensionné, bouillonnante et brûlante, calcinant ses derniers vestiges de bon sens pour se voir confondue au « savoir »…n’importe quoi !!!

Et me voila franchissant le pas, transcendant ma peur d’être pris pour ce que je n’étais pas…

J’ai laissé ma nature profonde sortir de son autisme et donner libre cours à son expression corporelle la plus accomplie, empreinte d’une authenticité sans précédent.

Un cours instant je fus moi…vraiment moi.

Le temps d’une beigne magistrale je communiquai mon acquiescement total à la formule et m’en allait manifester, en chantre de la pensée libre, ma rectitude d’esprit d’un direct du droit sur le nez de l’imbécile émetteur.

– « Tu t’es trompé Eustache…et à ta demande, je t’ai corrigé

Sur le cul, il me regarda éberlué, sonné, ne saisissant pas toute l’importance de ce rare instant de communion totale où la communication, pour une fois, était acte de foi, exprimée dans une dimension jamais atteinte auparavant.

La béatitude se lisait sur son visage. Même la goutte de sang, qui mit une éternité à atteindre le sol, était présente pour sceller l’instant d’une aura sacrée.

Il ne comprenait pas que mon geste était « amour », glissant doucement vers la bête attitude. Mais ne demandons pas au chou de devenir blette tout limité qu’il était dans la résonance végétative.

Je m’en allai l’âme sereine et le cœur léger, le pas enhardi de ce sentiment du devoir bien accompli, heureux du nombre de tant de fautes à corriger de par le monde, me disant que le légume avait encore de beaux jours devant lui…et parlant de beaux jours en ce début de mai, le ciel est bleu…le soleil brille…les oiseaux gazouillent…corrigez moi si j’me trompe…

Kb…correcteur

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8 réflexions sur “« Corrigez moi si j’me trompe ! »

  1. Te voilà devenu belliqueux le temps d’un billet. Tu viens de m’apprendre que mme les légumes saignent du nez. :-))

  2. a l’attention moulat lben : je vais te rendre un grand service. Désormais tu ne t’ennuieras plus à te retrouver obligée de venir ici. tu ne pourras plus accéder à cette page
    cette décision entre vigueur à compter de demain 00h01 s
    dépêche toi…il ne te reste plus beaucoup de temps pour déverser ton venin

    bien entendu…sans rancune bien sûr…

  3. Dilemne épicé que celui qui parle imbu de cette certitude qui nourrit le bon silence ou suralimentation de l’idiot qui sait se tromper mais flagonne quand même 🙂
    Corrige à tour de bras Kb, l’immensité appelle ses champions à une cruauté nécessaire… Je me charge de creuser la fosse de la bêtise 🙂
    Mais n’oublie pas de m’y pousser en premier, ce monde vire à la folie.

  4. Yug, ceux de la fraterie des vertes prairies sont au dessus de la correction…on leur doit bien ça pour avoir décimés leurs cultures 🙂

    fivestar, tu n’as pas à te sentir vexé; les kabélidés et les ongulés du genre périssodactyles sont de la même famille…on reste entre famille toi et moi :))))

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