flemme de vie…

Redevenir acteur de sa vie…

Comment trouver le « je » juste pour interpréter sa vie ?

Autrement dit, pour lui donner su sens ?

Il n’y a pas que les dépressifs pour se plaindre d’une vie absurde se déployant plus ou moins douloureusement d’une naissance contrainte à une mort subie…mais de quel sens s’agit-il ?

Y aurait il du sens qui ne puisse pas nous être retiré ?

Ce mot a trois acceptions ; est-ce un hasard, comme les trois plans classiques de l’anthropologie : corps-âme-esprit…

Si je me laisse enseigner par la sagesse du langage, donner du sens à ma vie, ce serait donc lui donner de la sensorialité ou mieux une conscience sensorielle. Etre à nouveau dans l’attention de ce que je vis, sentir ce que je sens, libéré des attentes réductrices, des jugements inhibiteurs, et des automatismes anesthésiants. Découvrir ce « corps-respondant » de l’univers, multiple miroir de l’Un…

Donner du sens à ma vie, ce serait aussi lui donner une signification. Aiguiser mon mental pour comprendre la place et la particularité de l’homme ; m’interroger sur ma quiddité ; par une pensée de plus en plus éclairée, dépasser ce mental pour vivre l’expérience de ma vraie nature.

Faire de ma vie une quête perpétuelle du « qui suis-je ? »

Si vivre signifie devenir qui je suis vraiment, alors le jeu en vaut la chandelle…

Suivre enfin la flamme de la chandelle, petit cône échevelé dans l’attraction d’une terre céleste. Laisser la flamme guider ma vie dans sa danse vacillante  mais toujours ascendante. La laisser donner cet autre sens, cette direction.

Offrir sa vie dans chacun de ses gestes, dans chacun de ses pas…où le feu est-il le plus feu ? à la base de la flamme, dans son cœur rougeoyant, au sommet effilé de sa houppette azurée ou plus haut encore dans son tourbillon de fumée mauve ?

Le feu n’existe que parce qu’il rend hommage à l’air, au souffle qui sans cesse nous invite, qui sans cesse nous appelle…

Redevenir acteur de ma vie en hommage à l’auteur de ma vie.

Donner du sens à ma vie, oui, et plutôt trois fois qu’une, car une vie qui n’aurait rien reçu, n’aurait rien à donner…

Pensez y au moment de sacrifier le mouton car l’ambivalence du geste induirait certainement une fausse perception de l’acte qui reste avant tout un hommage à la vie dans la grâce du créateur…un « boulfaf » spirituel quoi….

Bonne fête à tous….

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11 réflexions sur “flemme de vie…

  1. Phoenix attaché à ses cendres, il faut parfois savoir descendre en soi pour mieux remonter en l’Autre qui n’est, somme toute, que l’expression consentie à travers l’essence de nos ressemblances.
    Bonne fête à toi aussi.

  2. ce que tu parles bien Yug! :))))))

    je crois qu’un de ces 4 je vais y descendre pour ne plus remonter….:)

    bonne fête encore une fois

  3. J’ai presque envie de te fabriquer un permis d’exercice, de mettre des babioles de psychologue tout partout dans ton bureau et de m’allonger sur le divan 😀 Rafraîchissant, régénérant, K’bourriffant ! Empiffre-toi pour deux, cette année, hein, t’oublies pas.

    IyE… Végétarienne malgré elle.

  4. je lisais ton truc en regardant la télé, une présentatrice qui a la tête d’une brebis qui bêle tout faux, super heureuse de présenter son émission, surmaquillée, de grands yeux qui regardent partout sauf la caméra, un sourire en museau de brebis de khemisset ! un peu salope sur les bords !! purée kb ché pas ou ils les recrutent celles là ! 🙂 ce qui est certain, c’est que son mec, son mari, son copain ou ché pas quoi, c’est le vrai mouton.. dépressif j’imagine, suicidaire, sacrifiable à souhait !

    purée kb, et dire que des couples comme ça, ça s’entend et ça fait des gosses… sûrement pour assurer l’avenir de la télé ! 🙂

    bon j’ai rien dit ! soyons corrects… que le bon Dieu me pardonne ahhhh

    Bon Aid alors… sacré boulfaf toi même va!

  5. Le souffle est par essence religieuse vie, mais faut-il passer par l’analyse pour saisir ce qu’est l’attachement à la vie et ce qu’il implique? se contenter du superficiel ou se laisser guider par notre conscience claire, cette lumière en nous, ce feu, cette lueur, cette flamme?
    le début des réponses est dans l’esprit silencieux car seule cette liberté là ,selon Krishnamurti, peut te permettre de trouver la réponse.

    Ps:Il y a aussi la philosophie de la paresse 🙂

  6. @cogito& kalimates

    tout est dans la nuance et l’imagerie mentale nous la recevons « enveloppée » par notre propre mental en fonction du vécu y étant emmagasiné. Il faut percer ces enveloppes pour percevoir la « réalité ».
    C’est sans doute ce que veut dire ce verset du coran s’adressant au prophète (saw) » aujourd’hui nous avons rendu ton regard acier »….sans rrop chercher à faire mon moufti 🙂

  7. InYourEyeslemoelleuxdesdivansoujaigrandeenviedenousallonger…je n’ai pas manqué de suivre tes conseils en exigeant une double ration sur toutes les parties de la bête 🙂

  8. Bonjour,

    Votre post sur le thème de cette question si simple et si compliquée
    « qui suis-je » me parle beaucoup.

    Je suis pratiquant de méditation depuis quelques années.
    Jour après jour, la méditation m’ouvre la porte du mystère et du spirituel qui sommeille enchacun de nous!

    Aller au dela des sens pour vivre l’expériene de la vie comme une symphonie…

    Merci pour votre poésie, elle est touchante et sincère

    Tom

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