Mèleuting pot…

J’aime bien quand on me qualifie d’oriental…

Même si j’ai grandi à la croisée des chemins entre l’ombre des pins, au méridional de la langue et la tétée généreuse d’un sein, m’abreuvant, à la limite porcin, d’amour, de tendresse et…plus tard, lorsque de dents se fit cerner ma voix, m’acérant le verbe jusque sous les plis de la langue, je pris enfin (tiens ! en faim marche tout aussi bien là !) goût au pain…de celui que l’on se reçoit dans la gueule et qui fait « choc culturel » pour qui avait des rêves d’universalisme serein…j’ai fait exprès d’introduire dans cette introduction une rime en « in » (de jardin pour qui fait la liaison) puisque tout ce qui va suivre ne rime en fait à presque rien…mais tant qu’il y a du « presque », un semblant de sens peut encore surgir- histoire d’une dernière rime – à mie chemin (juste pour ne pas faire croûte et rester dans le tendre)

Je sais…je vais encore dire plein de conneries…mais il y a des expressions « historiques » qui font conjonction dans cette histoire de passerelles culturelles qui pour passer d’une culture à une autre, histoire (j’aime beaucoup l’histoire) de mieux comprendre l’autre dit-on à la limite du dicton, revient quand même à autre chose que se refaire les trous du nez pour mieux se sentir dans ce « qui lèse un lèse l’autre » comme nous le dicte-t-on.

Enfin…je ne crois pas trop que ça soit tout à fait autre chose que se refaire les trous du nez…puisque dans ces histoires culturelles il y en a qui aiment bien mettre leur nez dedans…encore une histoire de contenant…ou de contenance…ou encore d’incontinence…ce que d’autres contenus très ténus du con qualifient d’impétuosité…bref c’est un peu une sorte de glissement sémantique du bouche à oreille vers d’autres terminaisons sensuello-sensorielles

puisque je me sens de très bon poil ce matin (expression française signifiant que vous pouvez me caresser) et histoire de « battre le meeting » (expression française voulant dire politiser le discours qui, traduite en congolais reviens à « raconter des bobards ») je me sens parfois (expression française voulant dire se renifler les aisselles), à l’odeur de patchouli dans les narines, tellement décalé dans mon orientalisme que les bras m’en tombent (expression française signifiant que vous avez de gros seins).

J’ai éclos, poussé, puis fané sous le méridien de greenwich dans un « melting pot » (expression française voulant dire qu’on sait parler anglais aussi) culturel qui vous marque au fer rouge (expression française très haïe chez les bovins du far west) les fesses de l’identification ethnique.

Mais s’il faut pour s’assembler se ressembler, je suis prêt à transhumer de toute la mouvance perceptive de mon orientalisme (expression française ne voulant absolument rien dire) vers la pratique ethnique des bonobos pour venir renifler les fesses à l’autre dans sa conjugaison féminine (histoire de me démarquer de la tendance culturelle qui mélange le genre jusque dans son calebard) et ce, dans l’espoir d’un rapprochement méridien de l’entente mutuelle

Il suffit parfois de descendre vers le sud pour rencontrer l’orient…histoire de dire que la géographie influe aussi dans ces histoires de culture.

Au zénith d’un mont de vénus….

Seule la verticalité de l’attente nous mène à nous coucher au soleil levant …mais pour un lunatique, tout comme pour l’amour « universel », il n’y a point d’orient…

Elle tourne…

Kb…générique

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29 réflexions sur “Mèleuting pot…

  1. Il est agréable de te voir en tête de liste (sourire). je reviendrai te lire…j’amènerais mes rimes et mon sens de l’humour… la vérité est que c’est ma tête qui tourne … à l’approche d’un oriental au verbe facile… C’est une vérité qui n’est pas nécessairement Vraie Kb l’oriental!

  2. Un pur moment d’inspiration kb comme j’aime !

    Tu amalgames comme personne les cultures. On oublie où tu es né et d’où tu viens, seul qui importe ce que tu es devenu.

    7didane le gros nez à la peau blanche.

  3. Kalimate…en matière de vérité vraie j’ai presque envie de la jouer façon Enrico Macias et dire « et l’on m’appelle l’oriental…wana wahed sentimental »…mais ça resterait encore des beaux bars comme se plaisait à nous le raconter un pêcheur du coin quelque peu porté sur l’exagération :)))

  4. Mon maître, tout ce que tu exprimes s’imprime en gros caractère (myopie oblige) dans ma petite cervelle… :))
    j’adore les tournures orientales que prennent les phrases tirées dans la langue de Molière… enfin tournis kbéens :))
    j’ai jamais vu un oriental aussi « a »ccidentalisé que toi :))

  5. Mais non tu n’est pas oriental ! Tu es un frontalier. Un mutant. Tu es un pont, et je reste poli 🙂 Je suis très admiratif à l’égard de gens comme toi, comme mon père, comme certains amis marocains capables de parler, d’écrire, de rêver, aussi bien en arabe qu’en français, et de faire cohabiter en eux deux mondes assez dissemblables.

    PS Ne me réponds pas en me demandant ce qui m’arrive et pourquoi je ne suis pas acide ou moqueur.

  6. Tu as grandi à la croisée des chemins entre l’ombre des pins…Mais à ton texte, il manque quelques mots qui lui auraient donner une Histoire ..quelques mots dans cette langue qui fait que es un oriental ….

    Ce n’est pas un reproche, ni une critique…je ne critique jamais les textes personnels…Juste une remarque de quelqu’un qui, lui aussi, est né à l’ombre des pins …..

    A moins que je me sois perdu entre le sud..le zénith…et autres verticalités!

  7. Hmida…si j’avais pensé à mettre ces mots là qui manquent j’aurai sans doute paru trop parfait dans mes histoires…chose que je suis loin d’être et que j’assume pleinement :))

  8. ok ok khouya Yves…pas d’acidité bourrue…rappelle moi juste de te rouler une pelle lors de notre prochaine rencontre (si elle arrive) pour te montrer combien je t’aime :)))

    tiens je vais te raconter une petite histoire qui n’a rien à voir le « battage de meeting »…

    Je me rappelle lorsque j’étais en terminale du lycée Beaulieu à casa (c’est l’annexe technique de Lyautey) , il y avait dans ma classe un très gentil garçon qui s’appelait José et qu’on appelait la « muche » car il s’était laissé poussé cette petite touffe de poils juste sous la lèvre inférieure.
    José était un garçon très timide qui ne parlait que très rarement et qu’à un nombre limité de personne, dont moi-même, avec lesquelles il se sentait sans doute plus à l’aise. José n’était pas très porté sur les maths et bien que nous étions déjà au milieu de l’année il n’avait encore pas réussi à obtenir une note au dessus de la moyenne durant les fréquents contrôles que nous avions eu.
    Jusqu’à ce mardi dont je me rappelle encore avec une nette précision tous les détails. Pour la première fois José avait réussi à obtenir un 18. C’était l’ovation dans la classe. Nous l’avons fêté toute la matinée et son visage rougissant d’une fierté sincère mêlée à sa propre timidité lui donnait un air angélique qui le rendait encore plus sympathique qu’il ne l’était déjà. A midi on se sépara encore sur quelques phrases bourrues à propos de son succès…
    Hélas en revenant l’après midi au lycée, sur sa 125 Xt, en tentant d’éviter un passant inattentif il percuta de plein fouet un poteau en ciment armé…mort sur le coup.
    Je regrettai de ne pas l’avoir connu plus intensément, en dehors du lycée, dans sa vie de tous les jours…
    Depuis ce jour je prends le temps d’accorder une grande attention aux gens qui m’entourent dans ma vie de tous les jours…

  9. KB Tu me sembles tellement précieux comme être humain que je rate pas une occasion de chercher à te connaitre, de laisser des commentaires ici … avant que tu ne termines sur une charfa pour éviter un hmar, ou l’inverse d’ailleurs 🙂 La vie est tellement pleine de dangers.

  10. le dicton dit  » une femme de perdue, dix de retrouvées « , Gad el maleh raconte comment le jour ou il a perdu sa copine, il rentre chez lui et il trouve dix gonzesses qui lui disent  » nous sommes les femmes du dicton !  » :)))

    je pense plutôt à l’expression française qui dit  » en avril, ne te couvre pas d’un fil, en mai, fais ce qui te plaît » c’est ainsi que Nancy Ajram a laissé derrière elle le mois d’avril ou elle ne pouvait pas mettre son string…, elle peut donc mettre maintenant ce qu’elle veut ou ne rien mettre du tout :))

    cher kb, fais gaffe à ne pas trop essayer d’adapter les expressions françaises à ta vie privée, tu te retrouverais vite dans de « sales draps » 🙂

  11. en ces jours bénis du mois de mai, les grosses fesses de Nancy sont visibles depuis charm-e-cheikh ! 🙂

  12. 7didane…sait-on jamais…avec l’autre qui t’incites au suicide par surdosage d’activité néphrétique :)))

  13. benji…voyons!…on sait que c’est le printemps mais stp réfrène tes ardeurs…des enfants nous lisent :))

    et à propos d’expression

    « A trop aseptiser le propos, on finit par parler dans le vide »
    Déterre Jean

    Le verbe à d’étranges façons de mettre flamberge au vent quant l’esprit aimant se regarder le nombril vient mettre son grain de sel dans le discours d’esthètes ne pensant qu’à monter au pinacle de la vacuité.
    D’aucuns, se tenant bien dans leur bottes vous présenterons leur miroir aux alouettes enrobé d’un bon mot ne valant pas toujours son pesant d’or.
    Sans plus tourner autour du pot ou chercher midi à quatorze heures, le constat est indéniable : les remparts (puisqu’on en est là à s’éroder les barrières dans les creux discours du net) du bon sens fondent comme neige au soleil devant la surproduction littérale (le littéraire ayant plus d’âme) amenant les âmes à s’égarer en questionnements dont le but n’est apparemment pas la réponse mais juste la réflexion jouant à saute mouton mettant à mal ce principe utopique que toute discussion admet une conclusion définitive
    Car voyez vous, il n’y a pire érosion de l’esprit que sa propre faculté d’ériger des barrières…
    Aurions nous donc fait chou blanc dans notre œuvre d’érosion du propos inachevé ?
    Arriverons nous à achever c’te putain (pardonnez moi l’expression) de phrase ?

    kb…à chevet

  14. bien entendu je suis le seul autorisé à proférer des gros mots sur ce lieu…et j’informe mon aimable clientèle que je ne le fait que lorsque cela s’avère nécessaire pour les besoins de compréhension du texte

    merci

    hi hi hi….

  15. Je suis curieuse de savoir si tu ne joues pas de la musique Kb.. j’ai souvent cette impression en te lisant.

    C’est le soir, je m’incline rayonnante
    courbette de politesse vide d’hypocrisie
    d’une généreuse rime-à muse.

    ps: haïku de Déca-muses

  16. Existe -t-il encore une frontière entre l’orient et l’occident… On a même l’impression aujourd’hui que les occidentaux cherchent à devenir orientaux et les orientaux occidentaux… l’herbe est toujours plus verte dans le jardin du voisin…
    Plus que jamais je me sens citoyenne du monde… Oui je suis Orientale et oui je suis occidentale…

  17. selon l’expression française  » chassez le naturel, il revient au galop » …kb, imagines que tu sois né occidental, au moyen âge, avec la même verve, et qu’on s’en aperçoive… c’est sûr que t’aurais été persécuté par l’eglise, ta tête mise à prix, et tu n’inspirerais guerre pitié qu’à quelques femmes de petite vertu ! mais imagines que tu te serais réfugié chez les sarrasins, ces derniers, voyant qu’il n’y a pas d’espoir de te convertir dans le sens orthodoxe du terme, t’auraient facilement troqué pour quelques bénéfices, et tu te retrouverais esclave affecté au secteur du BTP ! :))) à moins que tu décides de baisser d’un cran tes prétentions… et je te verrais bien en eunuque, scribouillard d’histoires à dormir debout dans la cour du sultan ! 🙂 mais là aussi je ne te guarantis rien… !! avec ton style littéraire foisonant de tendances, de sousentendus et de referentiels suspects… j’ai bien peur que le conseil de la censure s’en rende compte, et finisse par t’envoyer à Damas y faire l’objet de matière expérimentale vivante pour la faculté de medecine…, histoire de s’assurer que tu ne représente aucun danger pour la ouma !

    benji… »tentant le tout pour le tout » afin de « ne pas mourir idiot » 🙂

  18. Mais bon t’inquiètes…, si tu sais tenir ta langue dans la cour du sultan… je te verrais bien acceder à la fonction de précepteur de leurs altesses, fils du sultan, futurs tyrans régnant sur le royaume de cordoue :)))

    mais pour revenir à notre siècle, et toujours à propos de Nancy, depuis qu’elle s’est couverte d’un fil, ses grosses f… sont visibles à partir de google earth ! :)))

    fallait bien que je me venge de ta censure… kbaratineur va ! 🙂

  19. Benji…histoire de rester dans le fil biblique du pécher original (à ne pas confondre avec le péché originel…à chaque ère son 3’am el fil) le fil à Nancy c’est un peu comme l’asticot qui se tortille sur l’hameçon…on comprend après qu’il y ait tant de férus du genre am stram agram pique et pique et colégram même si dans ce jeu de main il n’y a pas un gramme de vilain…juste quelques kilos de silicone et un fil à couper le beurre
    Sinon j’espère te retrouver à Damas 🙂

  20. Heu…
    J’ai pas saisi les subtilités de tout ça, mais la morale que j’en retire c’est:  » en Avril ne prends pas ta moto vêtu d’un string si tu as eu 18 en Maths?  »

    C’est de plus en plus réservé aux princes de l’herméneutisme ce blog!

  21. Blaze…je donne des cours de rattrapage en aout…tu y sera le bienvenu et tu n’auras même pas besoin d’un fil…bien sûr le string reste de rigueur et peu importe si tu viens en moto tu n’auras pas 18 …cette note est reservée aux filles :))))

  22. leblaze, en effet c’est pas donné à tout le monde d’interpreter les textes sacrées du kb ! on doit faire face à une multitude de fenêtre pop up, oeuvre du diable, dont se sert Nancy afin de faire la promotion de ce bas monde !

    les voies qu’empruntent le string sont impénétrables

  23. De retour de transhumance des steppes où la transe nie humeurs et mensonges, Kb, en matière de F.E.S, il me faut reconnaître que les tiens, de fantasmes extra sensoriels, dégagent une senteur de bollards sur le quai de l’ïle aux tortures.
    Intéressante, cette « stringulation » sur le mode asphyxique, elle en « offusquerait » presque la pampa mexicaine et ses fanatiques de la strangulation des jeunes ouvrières retrouvées mortes chaque matin sur la rive du Rio.
    Triangulations bermudales que, définitivement, aucun pompier ou pouponnière ne saurait étouffer.
    Alors…Bonne grippe !

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