à la renverse…comme à la reverse

Chers lecteurtrices,

Depuis le temps que l’on se fréquente, vous aurez sans doute remarqué ma prédilection pour le jeu de mot…mais en dehors de son périmètre « influenceur » n’spa ?

Je n’ai cessé de répéter d’ailleurs sous différentes formes et dans plusieurs lieux que si les mots sont des limites qui définissent du sens, seuls les poètes et les enfants savent redonner à ces contours la respiration qui est la leur.

Le langage que l’on posait parfois avec raideur, avec lourdeur, se trouve alors comme par magie dé-composé, re-composé.

Ce « langage des oiseaux » autrefois utilisé dans les textes traditionnels, les ouvrages alchimiques, ouvre en nous des espaces qui redonnent aux mots le souffle qui de part en part les traverse…

Chaque mot peut alors devenir le coquillage qui, tout proche de l’oreille, raconte les vents fous et le mouvement écumeux des vagues…

Dans mon cas, le jeu de mot ne se veut jamais le point de départ de l’idée mais il en est peut-être, le point d’orgue…chacune de ses harmoniques dans son plan particulier, est comme un rappel à un au-delà de l’idée.

Sans doute à ce point de l’échange et afin que vous renouveliez sans hésiter votre abonnement de confiance à mes mots serait-il opportun que je vous pose cette question qui , si elle n’est pas fatidique, n’en sera que plus bénéfique à inciter les récalcitrants d’y aller de leurs avis…et en plus cela me permettra de savoir jusqu’à quelle limite puis-je vous asticoter .

Quand un mot devient-il de travers ?

Enfin , si je vous demande cela c’est juste que je dois renouveler mon abonnement chez mon hébergeur qui vient de doubler son prix (mais du moment qu’il me double l’espace…)et je ne tiens pas trop à investir en perte

Ceci dit (mohamed) ne vous inquiétez pas. Même si vous ne répondez pas à la question, je vous aime quand même

kb…à l’endroit

Publicités

17 réflexions sur “à la renverse…comme à la reverse

  1. Le mot devient de travers quand il est écouté par le Grand Nombre.

    Tant que c’est confidentiel, il ne fait que se travestir.

    7didane … dans la bal masqué.

  2. Un mot ne vient jamais de travers quand il est dit intelligemment, au moment intelligemment choisi!

    Un mot arrive de travers s’il est reçu bêtement!

    Je te conseillerais donc de renouveler ton abonnement chez ton hébergeur, de continuer à nous envoyer tes mots…….

    A chacun de nous de les recevoir comme il veut ou comme ilpeut!

  3. Et bien on y vient!
    Une seule solution pour vérifier la rentabilité de tes mots: Faire un business-plan rigoureux: combien peut rapporter des pecnos de notre genre? Sommes nous une bonne cible marketing pour les vendeurs de string en peau de pneu? Combien peut-on honnêtement attendre de la vente de nos fichiers mails que tu as pu grapiller grâce à cet attrape-blogo? Tu fais une soustraction, et tu as la réponse :-p

    Plus sérieusement, ça ne me gêne pas de retourner dans ton ancienne maison, à Rass Edderb ou ici. Au pire, il reste toujours la Place Jamaa el fna 😛

  4. Couche violemment un nourrisson de 4 mois en espèrant lui rompre sa nuque fragile incognito sur son traversin et tu l’auras ton « mot de travers »…
    Le silence en foisonne…
    Les « mots à l’endroit  » (pour plagier Hmida) élisent domicile en l’inspiration des esprits qui les expirent dans un souffle de vie scriptée.
    La culpabilité, lorsqu’elle se sait aussi certaine que l’impunité, hèle la réelle innocence.
    Or à celle ci ne sont elligibles que les fous conscients des périls du « raisonné »…

  5. « Chaque mot peut alors devenir le coquillage qui, tout proche de l’oreille, raconte les vents fous et le mouvement écumeux des vagues… »

    Tu soulèves le problème de la réception sous une question d’apparence très simple.ma réponse je vous la propose sous forme de citation de Gambara:

    « Ma musique est belle, mais quand la musique passe de la sensation à l’idée, elle ne peut avoir que des gens génie pour auditeurs. » en loccurence personne car les hommes ne peuvent comprendre « les concerts des anges ».

    kb, tes textes sont traversés par des fulgurances dont je ne peux me priver.
    kalimate fidèle.

  6. Le silence est d’or, comme tu sais.
    La parole parfois, coûte de l’argent, quand elle file en ligne. J’ignore combien te coûte ton hébergeur, mais peut-être devrais-tu aller voir viabloga?
    J’ai beaucoup apprécié ton « Chaque mot peut alors devenir le coquillage qui, tout proche de l’oreille, raconte les vents fous et le mouvement écumeux des vagues… »
    Surtout sachant à quel point tu aimes les coquilles..et les moules.

  7. Coquilles, voilà bien un mot qui a sa place dans nos univers stylistiques, j’aime bien Leblase quand il dit que ta phrase est belle, je pourrais aussi bien dire que j’aime ta phrase, ce serait plus direct mais je préfère dire comme ça.
    Je ne sais pas qui est ton hébergeur, mais tu pourrais te faire sponsoriser par les grandes marques d’ustensiles de cuisine, vu l’illustration que tu as choisie pour indiquer que c’est un blog qui va apporter ses recettes de bonheur ou d’interpellation, qu’on aura pas peur, à travers les lignes qui le composent de fouetter, de faire rissoler, de cuire à l’étouffée ou de saisir à vif, de laisser mijoter aussi, mais jamais de poser définitivement le couvercle sur la tambouille et de laisser tous les invités qui passent jeter dans la mixture les épices de leurs jardins.
    Je vis en Bretagne et à mon grand désespoir, je ne parle que quelques mots de ce qui est une vraie langue et non pas un patois. Et bien les Bretons, lorsqu’ils parlent entre eux, donnent très souvent l’impression de rire à tout bout de champ, en vérité, leur langue laisse tellement la place à l’inspiration du moment, qu’ils se surprennent très régulièrement avec des expressions ou des images. Je donne un petit exemple, chacun connaît l’expression « mettre son nez à la fenêtre », cela désigne la curiosité, l’indiscrétion etc. Et bien en Breton, on peut dire « mettre sa maison autour de son cou ». Cela revient au même et le poète ou le joueur de mots peut alors s’en donner à cœur joie.
    Sinon, ça va Kb ?

    PhY de Pont

  8. Phy> content se savoir que t’es rentré sain et sauf de nouillorc où t’as du certainement te trimbaler avec ta maison autour du cou :))

  9. 7didane> je te remercie pour tout l’amour que tu me portes mais souffle un peu a khouya et vas y mollo avec doc. La polémique est inutile. Il n’y a pas de « meilleur » blogueur. Il n’y a que des blogueurs qui plaisent plus que d’autres c’est tout.. En plus les blogs sont tellement différents qu’on ne peut les hiérarchiser de manière cohérente sinon que par subjectivisme partial.
    Laisse le profiter tranquillement de la vague tant qu’elle est dans sa phase ascendante

  10. Leblase> le silence endort surtout 🙂 et j’aurai bien aimé passer sur viabloga ne serait-ce que pour…ou plutôt surtout pour cette adéquation qu’offre viabloga dans le commentairage et que l’on ne retrouve nulle part ailleurs sur les grandes plateformes bloquesques..la coquille c’est que j’ai déja allongé le chèque…p’tet la saison prochaine, si j’ai d’la moule…

  11. @kb
    Justement, je voulais aussi surfer sur ça vague 😀

    Bien sur qu’il n’y a pas de meilleur blog. Il y a just des blogs qui font plus la promo que d’autres :

    Toi, pour l’ensemble des blogs marocains. Et moi, pour moi-même 😀

  12. kalimate>

    Emu amie et compère
    A la pensée de peut-être un jour
    Nous rencontrer
    Le fanion vert
    Sur la route de la montagne

    – Psalmodie à l’ancienne

    Des mots fulgurances
    Comme le regard de l’ancienne
    Où se noie dans l’amour
    Le monde

    Pour une fois
    Pas peur de la souris ?
    Ordinateur

    L’Ève habile
    Révèle et cèle
    Sa chair de fruit

    kb…pour une fulgurance

  13. Yugurta> j’aime beaucoup ton « péril du raisonné »…ça fait très « tocsin » où l’on prend tout toqué pour non sain ou tout toqué pour saint et où la plupart prennent tout toc pour sein…comment ne pas boire la lie jusqu’au vain

  14. Mohamed said> en voila des mots de travers 🙂
    en matière d’espace, surtout quand tu vas avec, je préfère le grand socco 🙂

  15. Kb, tu connais si bien (tant tu l’a lis) cette humeur maussade qui accable mes écrits vains !
    Clément sot , ton visiteur yugurtin maraude les marrons dans le feu tout comme nos matons fantasment sur l’évasion d’un prisonnier exaspéré qui tiendrait lieu de distraction opportune.
    La coquille y est cage et le gratin embaume la cellule.
    « Kali grahie » en kaléïdoscopie d’un monde où sainteté copule avec chimère.
    A Moi Peuple Scorpion !

  16. N’arrête pas ton cirque KB, redresseur de mots à la toque étoilée
    qu’importe s’ils sont à tort ou à travers du moment qu’ils nous font voyager

    (j’adore le bandeau « art culinaire  » de ton blog…en tant que ménagère de moins de 50 ans)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s