Démence….

J’ai d’abord quitté ma femme…mes amis puis mes habits. Me voila nu comme un ver à me drôlement poser question.

A qui verserai-je une pension alimentaire ? L’habit n’étant pas moine et sa pension faisant plutôt monnaie austère…

quant aux amis, à corps fou ne se sont jamais rendus. Sans doute n’ont –ils jamais aimé. Ami vient-il d’amour ou de ce qui m’appartient comme le prétendent les espagnols ? à moins que ça ne vienne tout simplement d’une moitié perdue de nous même que l’on retrouve dans cet autre qui nous comprend allant parfois jusqu’à nous prendre pour con lorsqu’il joue à mi-ami…salaud de flic.

Reste donc ma femme à qui je verserai mes dernières larmes et ma sueur…

qu’elle prenne mes amis, ils sont habits tués par ma présence

et à l’absence je me quitte moi-même

comme l’on renverse la vapeur

et je me balance et me quitte comme à toi-même

folie si douce dans son malheur…

kb..katoukité

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13 réflexions sur “Démence….

  1. je reviens dimanche quand même…

    les diners de cons ne sont que partie remise…en plus y aura moins de concurrence :))

    kb…qui prend l’air

  2. verser ses larmes ou une pension ?

    quand on est passé par là, la réponse ne peut être que :
    la pension même si elle est plus salée que les larmes

  3. J’ai d’abord quitté ma femme. C’est toujours sa femme que l’on quitte en premier, je crois. Sa femme. Premier barrage que la réalité nous met en travers de notre folie. Ce morceau de molécules qui, mises bout à bout, formaient une racine liante qui me raccrochait encore ici. C’était cette flasquerie que j’avais aimé au début. J’aimais m’enfoncer dans les sables mouvants des bras, de cette femme, quand la nuit était comme l’haleine essoufflée d’un cheval. Chaude, sale, mouillée d’une vapeur organique qui faisait suer nos yeux. J’ai aimé ça un temps.

    Mes amis étaient le papier-peint qui orne cette chambre vide. Tâché, aux bouts écornés par endroit. Je le déchirait, doucement, avec une lenteur jouissive, d’un seul bout, de hauts en bas.

    J’ai quitté les mots. Ce sont des rails incassables qui ne mènent qu’à des tunnels qui se finissent vite.

    Il fallait devenir vertical. Vertical à la somme des peurs de ce monde. Sol parfaitement stable de mon oubli. J’ai creusé le ciel avec mes mains. J’y ai enterré des oiseaux vivants.

  4. L’ambiance n’est pas joyeuse ce matin par ici. Mais ne sachant que penser d’un texte pareil (et de celui de Mehdi7), je me contente de me délecter de tes mots.

    Mais n’oubliez tout de même pas Messieurs, qu’ensuite il est toujours plus difficile de ne plus rien à voir à quitter…

  5. Dit Kb, puisque tu t’en vas comme ça, est ce que je peux récupérer ton jean delavé et eventuellement les numéro des gonzesses que tu connais?!! Hein, tu pars de toutes manières; alors dir zwine!

    RDB qui fait dans le recyclage!

  6. dit kb tu t’en vas, …et ton kelb tu le prend avec????
    tu n’a pas prévu d’aller à essaouira? par hasard! fait gaffe, ils cuisinent avec du persil qui rend fou …!

  7. moi ça me rappelle ça :):

    [Enfin ! Ça fait un drôle d’effet que de se retrouver dans ce lieu mythique ! Appréhension se mêle à stupeur… effroi se torturait de hâte… de soif ? Malaise frappé de fèvre? délire parano et quiétude ?besoin de délivrance ? tremblement se fatigue…
    Un vert malade sur la pelouse soignée à l’apparence saine… aux murs, un blanc cassé et brisé au moins tout autant que les âmes déchiquetées de leurs propres tourments qui y résidaient. Ça et là des ombres embrouillées, des mi-raisons ensevelies sous le poids engourdissant de breuvages inutiles,un parfum nauséabond de la négligence et le fantôme du suicide…
    En ce lieu aride de joie, il trouvera certainement sa paix…
    On lui avait appris que dans ce temple damné, ce monde n’était plus du monde, que la vie ici était attente de la mort et atteinte à la vie…
    ici on n’avait plus de droit, on n’en saurait quoi faire n’importe comment… ces gens là étaient des défectuosités, des défauts dans la production de la machine humaine, des dommages matériaux comme dans toute fabrique. Une fourrière ? À peu près ça.
    Et pourtant ! Avant même qu il n’atterrisse ici, il savait que la stigmatisation du temple relevait plus d’une stupide crainte que d’une conviction certaine… que ces « défectuosités » étaient naturelles et que la nature était anormale.
    Il savait en plus que ce besoin qu’il avait de se dissoudre, de se disperser dans cette masse solidement consistante le persécuterait à la fin de ses jours…
    Maintenant il est là,en dedans du temple,lui qui avait longtemps observé de loin la porte grillagée et le vigile en bleu… il se sent presque…
    Heureux ??!!! Serait- ce possible de se sentir à l’aise dans ce pavillon maudit ?
    Il ne s’interroge pas longtemps, la vérité le rencontre telle une évidence qu’il croiserait dans la rue… accablante mais apaisante… Il a toujours ressenti le besoin de courir vers de ce monde, de ses gens ; il en éprouvait même une certaine addiction !!
    Désormais son masochisme se dévoile en toute impudence sous son jour véritable… aucune honte à le dénuder en tout cas, puisque dans ce sanctuaire de pélerinage de la démence, tout le monde était libre de souffrir ses démons, lui était libre de souffrir les leurs…

    C’est quand même quelque chose de se trouver au 36…]

    j’ai la nostalgie du 36 à vrai dire….

  8. coucou les patates! me revoilà…presque aussi con que quand j’étais parti…avec juste une couche en moins (parait que les voyages ouvrent l’esprit…le mien s’est tellement ouvert que j’ai tout renversé)
    bref…je vous passe les détails qui m’ont fait rentrer plus tôt que prévu

    @7didane : y t’ont fait au moins un baroud d’honneur pour ton départ? j’ai ragé d’avoir raté ça et je me réserve déja ta première sortie à ton retour

    @waaayli…laisse moi le temps de souffler et je lis ton truc 🙂

    @rdb…aw! bghiti tewretni wana baqui 7ay !!!

    @Téqui….aaaah Téqui ** des p’tit coeurs, des soupirs et des paroles à poil** j’ai des poussées de tendresse quand je pense à ton barre…la chaleur sans doute 🙂

    @kalima…marhba marhba…zouel essebat comme dirait le bélier dans sa phase protocolaire

    @baboucha…j’adore les molles excroissancezs qui rampent en bavant

    @mehdi7…tu ne peux imaginer l’immense plaisir d’avoir enfin de tes nouvelles…si t’es dans le coin t’as mon numéro..appelle et je passe te prendre (non je te rassures…pas sur la table de la cuisine)

  9. en tous cas, a te lire, tu donnes l’impression que c’est toi qui reçoit la pension alimentaire ! alors que ceux que takité doivent se faire traiter à lexomil* pour récupérer J)) méchant kb !

    lexomil* : son mode d’action augmente l’action cérébrale du GABA**, acide gamma amino butyrique, un neurotransmetteur inhibant l’activité cérébrale. ( cette définition est véridique… )

    GABA** : d’après moi, sûrement une invention de kb dont les droits ont été cédé aux inventeurs de lexomil pour la somme modique et symbolique de 5 centimes J))

    Entretemps, monsieur se la pète sûrement à la plage ! j’espères que t’as pas oublié ton maillot léopard…celui qui a fait ta renomée après mai 68 J))))))

    Benji…gabaratinageoire dorsale et faux ami de kb… J))

  10. La chaleur ?! Tu rigoles, mon bar c’est un endroit classe et climatisé ! Surtout avec les températures qu’il fait ces derniers jours !!!

    Tu m’expliqueras quand même ce que tu appelles « tendresse », avec toi je me méfie !

  11. on dirait mon délire armoisé quand mon esprit se déchaîne pour échapper à mon corps dans une enième tentative de libération…
    il faut que je fasse gaffe 🙂 Van Gogh n’avait-il pas perdu l’oreille sous absinthe?

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