L’enKBlé

Chers internautes, excroissances molles et autres bizarreries de la toile, j’ai, par un heureux hasard, retrouvé ce rescapé d’une période prolifique où le verbe se vouait corzé âme (ah bon ? ya une faute ??) à la rhétorique oiseuse certes, mais non moins porteuse d’une sincérité franche (vous savez maintenant depuis l’temps que j’aime plaire aux nasmes) dans l’expression égotique de ce qui anime (dans le bien parlé) la part réelle de notre illusion virtuelle (trouvez l’intrus…mais ne le chassez pas). Une sincérité taillée maison dans l’antagonisme de la particularité – ondoyante au vent – de notre société schizophrène.

Merci donc à tata Loula qui dans son brunswick lointain règne en beauté sur les vertes prairies où nos emplumés ancêtres ont inventé cette tubercule à laquelle vous vous retrouverez bien souvent qualifiés…patates ! (C’est chez elle, dans la transloulienne, que j’ai retrouvé la tubercule en question…un post frayé initialement dans ce précambrien du net du père zizi : le forum du JH )
Chers internautes, furoncles purulents et autres créatures de la toile, je vous sers donc la purée:

Nous sommes parait-il à l’ère de la communication.
Pourtant, malgré les écheveaux de câbles déroulés sur toute la planète, la communication part en quenouille ! si les satellites permettent à tout moment de s’étourdir aux bavardages numériques d’un écran scintillant, ils laissent chacun dans l’attente désespérée d’un souffle reliant, d’une parole signifiante. Nous restons là orphelins de sens à nous laisser assiéger par des discours enflés et vides. Certains tentent de nous faire entendre cette implacable vérité et nous invitent à nous voir, cloués par nos rêves de partage, rompus de désirs. Ils nous proposent des règles de communication, de nouveaux modes relationnels. Mais trop souvent, dans une application sans cœur, le stade du solfège n’est pas dépassé et les sonates légères restent en exil.

Il nous a été donné à tous de rencontrer ces maçons du langage qui construisent des paroles infroissables, des paroles dallées de théories, excédées de technique où chaque mot suinte la rigueur de l’artifice.

Combien de ces propos savamment plâtrés, lissés de neutralité à tout crin, nous ont laissé là, dans l’abîme de la distance, résignés…

N’y aurait-il que mutisme, rixe ou échafaudage factice ?…
Pour certains, apprendre à communiquer, c’est apprendre à traverser le fossé, à nier le terrible vide qui signifie l’inaccessibilité de l’autre. tout parle de rapprochement, d’effacement des distances, de solidarité, mais tout confirme par ce même propos, cette vision erronée que toute est séparé.

« le fait est la différence, non la séparation », affirmais Swamiji (un copain indien) . Lorsque la main gauche est brûlée et que la main droite y passe un onguent, est-elle généreuse à l’égard de cette autre main ? non, bien sûr, puisqu’il s’agit du même corps !

et si je parvenais à voir l’autre comme une continuité de moi-même dans son altérité ?…
je rêve d’un monde où chaque respiration serait la trame d’un lien, chaque regard la lumière tout entière dans son mystère particulier, chaque bouche comme une boucle reliant l’infinie variété de êtres.

Je rêve d’un monde de communion où la fraîcheur des mots serait caresse, où le silence serait asile….et où la confiance et non la certitude serait règle….

kb…le grand toron

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