Apologie ou autocritique?…

La critique est constructive quand elle prône comme base l’écoute et l’assimilation du point de vue de l’autre. Elle se fonde sur un contrat de respect, sans pour autant que le partage du même point de vue soit une clause à honorer dans la stipulation de cet accord.
La critique permet de voir à travers différents points de vue ce qu’on a pu remarquer ou tout simplement apprécier.
Apprécier, n’est pas forcément le mot juste à employer dans pareille situation, mais au moins, il rend compte du fait de la présence d’un soubassement d’analyse à travers lequel on soumet un texte, une idée, pour apporter plus de précisions sur ce qui nous a marqué, ou dois-je dire, ce qui a retenu notre attention.
Entre un lecteur, un téléspectateur, un spectateur, les principes sont les mêmes, à la différence près que les grilles d’analyses différent ou se complètent suivant le mode d’expression utilisée.
Prenons à titre d’exemple, un film : notre appréciation, notre critique découle à la fois de notre capacité d’évaluer le texte et l’image à la fois. Le texte est le fruit du dit et du non dit, puisque il ne faut pas oublier que les expressions faciales des acteurs font office de texte aussi dans le film en question. On est à l’écoute du dialogue, des expressions et n’oublions pas aussi que l’on est à l’écoute du paysage. Autant d’éléments qui s’associent pour donner lieu à une évaluation appréciative ou dépréciative de ce que l’on observe et qui nous touche forcément.
La thématique évoquée par le film lui-même peut être soumise à la loupe du spectateur, elle est omniprésente dans chaque pellicule qui « déambule » sous nos yeux des fois désabusés. Certains accordent beaucoup d’importance aux sujets traités par les films : il est vrai que c’est à la base des messages véhiculés et transmis par le film en question. Notons, tout de même à ce propos, que la qualité du spectateur est à passer au crible : on peut regarder sans observer, comme on peut observer en portant des œillères en faisant fi des différents regards portés. Regarder ou observer fait-il de nous un spectateur actif ? Le débat à mon avis est ailleurs. On est passé à l’air où les images défilent, s’empilent, s’amassent et s’entassent, comme si dans cet amalgame hétéroclite réuni se perd quelque chose, je vous laisse le soin de le deviner : questions , interrogations à plusieurs réponses plausibles.
Il est à signaler dans cette même lancée que chaque réalisateur apporte son point de vue, l’angle, une prise de vue différente qui apportent un regard, une vison qui se fait par le biais de la clairvoyance et l’intelligence de l’écrit, la qualité des acteurs et aussi la réalisation scénique, cinématographique du film.
Le spectateur porte un jugement au-delà du fait de dire que le film est intéressant, il ouvre un débat constructeur sur le thème ou les thèmes abordés.

La question à se poser, qui est récurrente, et qui revient tel un leitmotiv, faut-il faire de la critique pour la critique ?
Critiquer cela suppose-t-il détruire le travail des autres quand on n’apprécie pas le message transmis ?
La critique n’est-elle pas une sorte de pont de communication tendu entre les différentes personnes pour construire un débat dans lequel on échange des points de vue contradictoires, mais dans le respect des personnes ?

Lynn…..faisant escale sur la critique

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