Un Style, des Romans : MAURIAC…

Si on se penchait un peu sur l’analyse de quelques œuvres de François MAURIAC. En tout cas à mon avis, il est fort intéressant de les analyser sur le plan communicationnel. Des personnages entre eux ne communiquent que peu ou mal : des réalités de la vie jumelées à des questions qui nous interpellent : du genre : Qui est le responsable ? Quelle est la victime ?
Des questions sur la vie, des questions existentielles sur la cruauté de la vie et sur le plan de narration, on est en face de personnages peints sous un autre regard, celui d’un Mauriac qui va chercher, aller puiser au fond des caractères des personnes pour nous les présenter désespérés, froids, un peu moins causant entre eux.
Un regard aux différentes voix ou sous un foisonnement de procédés de focalisations. Ce qui est surprenant dans le style de Mauriac, c’est aussi cette magie dans ce jeu avec les voix qui posent problèmes : qui parle ? Le lecteur revient sans cesse en arrière pour ne point se tromper de personnage. Ce sont des textes qui font réagir le lecteur et le sort d’une lecture passive un peu conventionnelle et traditionnelle.
Mauriac, nous invite à une lecture sous le porche du questionnent et de l’interrogations : une lecture qui se veut active. Ces romans sont un plaisir pour l’analyse stylistique aussi bien que pour l’analyse des discours, ils s’y prêtent facilement.
Des champs lexicaux opposés qui se côtoient comme des sortes d’oxymores : Celui de la mort, de la vie, de la nature et de l’animal. Des personnage aussi aux expressions laconiques, presque brèves…………..Où l’on se pose des questions sur le type des relations qui sont nouées entre les différents protagonistes de ces intrigues
Un amalgame de sentiment à l’image des personnalités des différents personnages qui habitent ces romans. D’un discours direct, l’auteur passe à un discours indirect déroutant et captivant. L’auteur se penche aussi sur les mésalliances des personnages : il nous donne matière à réflexion sur la nature humaine et il a cette sublime et unique manière de faire intervenir un narrateur extérieur à l’intrigue qui entre dans des monologues, commentant ainsi des pensées, des personnages et s’adonnant aussi à des jeux comme celui de s’auto commenter.
L’auteur réussit à mettre sur scène des femmes véhiculant des frustrations dans leurs conditions de femme/épouse, de femme/mère, ou le rôle de femme tout court.
Des amours impossibles aussi, des personnages blessés traînants, et drainent avec eux des souffrances inavouées, où on finit par croire ne serais-ce qu’un laps de temps, l’idée vient frôler notre pensée, une impuissance de tendre un pont communicationnel entre les personnages.
On communique si peu ou on note un manque total de communication. Tout peut se jouer sur « des jugements » auxquels les personnages s’adonnent à cœur joie pour se détruire mutuellement.
L’espace romanesque de MARIAC peut paraître un espace froid dénué et dénudé de toute chaleur humaine, même la couleur des paysages est au rendez-vous puisque des paysages sont vus à l’automne, au déclin de la vie. Un monde qui nous réserve plus d’une surprise.

Deux espaces qui s’opposent : l’un lumineux, brillant et l’autre sombre et terne. L’auteur nous invite à une autre vision du monde et très beaux textes que sont les romans de MAURIAC : il l’a décrit dans un de ce romans les yeux d’un personnage comme tel :

« Larges yeux couleurs mûres »

Lynn…………avec d’autres lunettes

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