Entre vous et moi

Les frontières entre objectivité et subjectivité sont parfois déroutantes. Les limites le sont tout aussi. Pour certains elles se résument à séparer deux pensées distinctes : l’une scientifique et l’autre littéraire, même s’il nous est possible de mettre d’autres en parallèle, je préfère restreindre, délimiter mon champs d’investigation à ces deux pensées.
Certes, il est facile de se référer à des théories, de les appliquer à la lettre pour prouver nos thèses, ou contrer celles des autres. La méthode OHERIC a fait ses preuves : elle se résume en des observations que l’on fait qui se font suivre d’hypothèses à émettre. Celles-ci sont mises à l’épreuve pour déterminer leurs justesses grâce à des expériences, pour aboutir à un résultat, une conclusion, ou des conclusions. Donc, la mise en épreuves permet d’être sûr du résultat auquel on arrive .Néanmoins, à l’intérieur même d’une science taxée d’exacte l’on peut être surpris de la présence d’un foisonnement d’anti-thèse pour contrer les thèses avancées. Les hypothèses sur les réchauffements de la terre, les théories par moment contradictoires, nous laissent parfois sceptiques sur leurs différents fondements, toujours est-il qu’on arrive à adhérer à l’une ou l’autre. Tout se joue en qualité d’arguments scientifiques que les adeptes de l’une ou de l’autre stipulent, formulent pour convaincre leurs publics.
L’ « objectivité » du littéraire dépend de sa démonstration « objective » de sa thèse, quoique que personnellement je la saisis comme une perception de l’œuvre : tout découle de la sensibilité de chaque personne, de ses réactions face à l’œuvre en question, de son « bagage » littéraire face au texte de départ. Le texte se trouve alors soumis à plusieurs lectures et interprétations qui ne font que l’enrichir encore plus d’avantage. La perception d’une œuvre peut être soumise à une lecture intertextuelle, celle-ci mis en confrontation le texte à d’autres textes.
Dans la littérature, on est dans le domaine de la réceptivité émotive, sensitive et parfois affective du texte : on aime ou on aime pas, on est inspiré ou pas, on est emporté ou pas. Deux mondes un peu complémentaires que sont la science et la littérature : du laboratoire un peu aux allures froids se font des recherches pour faire avancer le monde, pour guérir des maladies……… De l’autre rive, il y’a l’évasion, il y’a le recul face à la société pour la découvrir autrement, il y’a une sorte de quête pour discerner le genre humain, des essais pour appréhender la société dans laquelle on vit. On est en présence d’une autre vision du monde qui va à contrario de celle du laboratoire. Mais, le plus souvent on reste sur notre « faim » dans les deux domaines : on est acculé à des doutes, on est un peu ballotté entre des convictions et des incertitudes. Nos hésitations tatillonnent dans des ambiguïtés devant la perplexité de certains sujets. La variabilité des interprétations nous entraîne dans une précarité de jugement qui devient énigmatique. Ce n’est point un hasard que la pluralité des discours, de leurs analyses nous laisse perplexe à la limite timoré face à cette fusion d’exposés. S’il est vrai que la science a pour fonction référentielle qui réconforte notre regard, elle est un point d’ancrage. La littérature quant à elle s’infiltre par le biais de l’imaginaire, elle donne lieu à une mise en abîme de notre subjectivité, mais n’arrive-t-il pas dans certains cas que les pistes se brouillent entre ces deux pensées ?

Publicités

Une réflexion sur “Entre vous et moi

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s