Randonnée


Trop de temps est passé à arpenter d’un pas en dédain ces lendemains qui tous se ressemblent. Au bout du chemin Imlil déplie ses murs au fur et à mesure des pierres déboulantes sous les grosses et nombreuses semelles qui chaussent la montagne aux mois rouges d’octobre. j’oublie mes incertitudes lorsque un effort candide motive la foulée de nos pas certains dans un silence à peine troublé par nos souffles. Sans mot dire ni maudire, tantôt côte à côte, tantôt l’un derrière l’autre nous gravissons la pente parfumée par la doucereuse odeur des amandiers. Chaque pas plus loin fait jaillir le toit d’une maison ou une meule de foin. Le front moite mais serein je m’arrête un moment et me retourne pour embrasser du regard la petite vallée où une rivière tranquille charrie le résidu de nos derniers ressentiments qui nous quittent, chantant nos histoires au rire des galets . Loin de la ville, on se retrouve enfin.

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