Je ne me rappelle plus très bien à quelle occasion nous en étions arrivés à aborder la question du syncrétisme…ah oui, c’était avec un ami bloggeur dont les émanations spirituelles des questions qui le taraudaient furent ramenées par les commentateurtrices au syncrétisme d’une pas vierge pensée, ou si vous préférez d’une pensée en verge ce qui pour moi, revenait un peu à densifier l’aqueux du dire pour réaliser le dur de l’ah que… vous voyez c’ke j’veux dur ? …pardon…dire…
Toujours est-il, insistai-je auprès des détracteurs, qu’en parlant de syncrétisme, reconnaissez qu’il est dur de se mettre en marche
Il est nécessaire d’une part, d’avoir l’idée d’un chemin mais aussi d’accepter de quitter l’appui qui était alors le nôtre
Observons l’enfant qui apprend à marcher et qui après avoir laborieusement acquis la stature verticale, sent l’appel d’un de-venir. Une légère crispation dans les petits orteils, un froncement de nez…les coudes se soulèvent comme des ébauches d’ailes pour tenter un appui sur l’air qui s’y refusera et le premier pas est amorcé. Le bébé a dû, sans qu’il y paraisse, allier en lui l’espace d’un instant, une forme de courage et de renoncement. Renoncement à ce qu’il connaît de l’équilibre et de sa sécurité. Courage d’aller à la rencontre du jamais éprouvé
Notre vie toute entière n’est-elle pas une marche à suivre ?
Figurez vous m’am michou que cette tout à fait lumineuse, géniale, grandissime et étincelante question me valu la moquerie jubilatoire d’un autre tout autant génial, grandissime et virtuel ami qui ramena toute la grandiloquence de mes nobles dires à l’amalgame d’une purée qu’un bébé se mettait pleins les naseaux en voulant la manger
Soit ! lui répondis-je. Vous glosâtes si bien la gouaille à l’encontre de ce que l’on a voulu métaphore…molle certes, histoire d’endormir les nourris sons. Mais au diable l’avarice. La purée ne viendra certainement pas à manquer et puisque vous voulez savoir et bien savoir nous vous donnerons…à petites pelletés pour pallier à tout risque de reflux. Nous pousserons donc aux confins du possible l’exploration de la pertinence dans notre pouponne métaphore, comme un bébé en mal de purée pousserai sa flatulence à la recherche d’une libération salvatrice, pour vous faire retrouver cet élan vers l’au delà d’un moi étriqué, cimenté, pour agrandir l’espace et vivre la métamorphose…
Notre vie toute entière n’est-elle pas une marche à suivre gargarisais-je donc entre deux cuillerées de purée plein les mirettes ?
Le mode d’emploi de notre réalisation : Un pas après l’autre…Remplacer nos « c’est pas possible ! » par « un pas possible ».
Oser vivre cette impulsion dans le bassin qui va initier la marche et la conduire.
Il est intéressant de sentir dans son corps, à quel point c’est le déplacement du bassin qui crée le lien entre un pas et un autre. Le « bassin » comme son nom l’indique est la « coupe » qui assure la tranquillité de notre pas. Il est le lieu où se fait notre quête en accord avec le double sens de cette expression : chercher et recueillir…
Rester sur place ( et ingurgiter sa purée), c’est croire que l’on sait, c’est avoir des mots, des images, des réponses…et finalement ne rien avoir…
Se mettre en marche, c’est rencontrer l’ouverture de son être. Peut-on avancer les coudes au corps et les pieds liés ?…je ne parlerai même pas de la bouche pleine…
C’est à chaque pas, dessiner sur le sentier qui défile, les volutes de ses interrogations. C’est inscrire sur cet immense par-chemin les signes de son destin.
Lâcher ses certitudes orgueilleuses comme une majuscule laisserait la plume aller vers d’inconnues minuscules pour que puisse enfin se conter notre histoire.
C’est alors que sont délivrés nos intimes secrets, nos vertus particulières. Lorsque nous marchons ainsi vers nous même, une bruissante éclosion révèle la vérité de chacun, le don qui lui est propre.
La route que nous prenons va à chaque étape célébrer, exalter nos talents individuels pour que nous puissions donner ce qui nous appartient vraiment et que dans ce don total, nous recevions tout…même de la purée
Voila donc cher ami…je vous tends mon plat comme vous me tendîtes jubilatoire le votre…
puissions nous nous assouvir les uns les autres
amen
Pourquoi je vous raconte tout ça ? Mais m’am michou…sans doute ai-je un syncrétisme naissant envers vous… ?








